La Société d’archéologie et d’histoire de Charente-Maritime (SahCM) dévoilera ce samedi 9 mai les résultats d’une enquête d’un an sur des tombes oubliées du cimetière Saint-Vivien, à La Rochelle. Une quinzaine de sépultures, menacées de destruction, seront finalement préservées.
Un travail de longue haleine
En 2025, la mairie de La Rochelle avait décidé de nettoyer 300 concessions abandonnées pour libérer de l’espace. Face à ce projet, la SahCM s’est lancée dans une course contre la montre, épaulée par la direction des patrimoines, le Cercle généalogique de Saintonge et le Souvenir français. Après un an de recherches, une quinzaine de tombes ont été sauvées de la démolition.
« C’est important de ne pas tout éradiquer parce que c’est l’histoire de la région », explique Romain Charrier, président de la SahCM. Quelques descendants encore vivants ont été identifiés et se sont manifestés auprès de la mairie pour protéger la sépulture de leurs ancêtres.
Des personnalités oubliées
Parmi les noms découverts figure Jacques Léonard Muller, général ayant servi sous la monarchie, la Première République et l’Empire, dont le nom est gravé sous l’Arc de Triomphe à Paris. Le poète Pramis, alias Promit, dont l’œuvre fut publiée à titre posthume, voit aussi sa dernière demeure préservée.
Les bénévoles ont exploré des sites de généalogie, les archives départementales et la presse locale pour retracer ces vies. « On peut retrouver un commerçant grâce aux publicités dans les journaux locaux », précise Romain Charrier.
Un patrimoine à valoriser
Certaines tombes présentent une valeur patrimoniale particulière : l’une est surmontée d’une croix en fonte issue d’une fonderie renommée, une autre d’une colonne brisée symbolisant le deuil d’un enfant. Ces anecdotes seront partagées avec le public lors de la visite guidée, de 14 heures à 18 heures, au carré 1 du cimetière, 114 rue de la Boule.



