La 50e Université occitane d'été de Nîmes se déroulera du 2 au 5 juillet prochain, marquant un demi-siècle de transmission et d'échanges autour de la culture occitane. Organisée par la Marpoc, cette édition élargit les horizons en s'intéressant à l'avenir des langues régionales et des identités culturelles, avec des conférences, des tables rondes et des moments festifs.
Un demi-siècle d'évolution de la culture occitane
Selon Patric Lapierre, de la Marpoc, "dans les années 1970, l'Institut d'études occitanes a pris conscience du besoin de former des militants et des enseignants, de mettre à la portée du public les résultats des recherches en linguistique, en histoire, en littérature". Après des premières éditions itinérantes, l'événement s'est fixé à Nîmes au début des années 1980, puis à la maison diocésaine depuis une dizaine d'années.
Lapierre souligne que "les occitanistes ont pris conscience que la transmission de la langue a quasiment cessé dans le cadre familial et patine un peu dans le cadre académique". Face à ce "danger de disparition", les universités d'été souhaitent s'adresser à un large public. Ainsi, la moitié des conférences et des tables rondes ont lieu en français, et les sujets sont larges, s'intéressant "à l'avenir du pays, avec ses problématiques économiques, environnementales, culturelles…".
Histoire, transmission et ouverture aux langues minoritaires
L'université élargit les horizons avec une table ronde autour des langues minoritaires, où seront également évoquées les cultures berbères et kanakes. Deux conférences remontent le fil de l'histoire, en lien avec la polémique liée aux châteaux cathares devenus forteresses royales du Languedoc. L'historienne Laurence de Cock invite à sortir du roman national, tandis que Philippe Martel fait le point sur des années de recherche autour des Albigeois.
Figure des cultures occitanes, l'auteur, comédien et conteur Claude Alranq présente une conférence sur le théâtre de la Carrière. Ces interventions visent à approfondir la connaissance historique et à favoriser une réflexion sur les identités culturelles.
Moments festifs pour élargir le public
Pour attirer un public plus large, l'université se prolonge par plusieurs moments festifs. Une déambulation musicale aura lieu avec la fanfare Osco et le groupe de chanteuses Les Camineurs. Un balèti se déroulera sur la Placette avec Emmanuelle Aymès et Henri Maquet. Les Nîmois de Cabifol donneront un concert à la fraîche dans les jardins de la maison diocésaine.
En partenariat avec Total Festum, la calandreta accueille le groupe Cocanha et Paulina Kamakine et Primaël Montgauzi présentent le spectacle Camins de Lutz. Ces animations visent à rendre la culture occitane vivante et accessible à tous.
Renseignements : www.ieo30.org/marpoc



