Le chanteur britannique Tom Odell se produira le 20 juillet aux arènes de Nîmes dans le cadre du Festival de Nîmes. Avant ce rendez-vous très attendu, l’interprète de Another Love évoque son attachement à la France, son rapport à l’écriture et l’émotion particulière que lui procure ce monument bimillénaire. Entre poésie, sincérité et fascination pour les lieux chargés d’histoire, Tom Odell se confie avec simplicité avant son retour à Nîmes, dix ans après y avoir assuré la première partie de Muse.
L'influence des lieux historiques sur le concert
Interrogé sur l'impact des lieux historiques sur sa manière d'aborder un concert, Tom Odell répond : « Oui, je pense. Ils apportent une certaine gravité à l’événement. Ils sont magnifiques et rendent l’expérience encore plus spéciale. Quand on joue dans un amphithéâtre aussi ancien, on ressent que cet endroit existait bien avant nous et qu’il existera encore longtemps après. Cela remet notre place dans l’histoire en perspective. C’est merveilleux de pouvoir habiter un tel lieu, même le temps d’une soirée. »
Souvenirs de Nîmes et lien avec le public
Tom Odell garde un souvenir ému de sa première venue à Nîmes en 2016, en première partie de Muse. « Je me souviens avoir marché dans la ville complètement émerveillé par sa beauté. Le Festival de Nîmes est un moment très spécial pour nous. Cet endroit est tellement beau que nous nous sentons vraiment chanceux d’y jouer. »
À la question de ce qu'il souhaite que les spectateurs emportent après le concert, il répond : « La musique live est imprévisible. Nous changeons parfois la setlist une demi-heure avant de monter sur scène et nous improvisons beaucoup. Ce que j’aime, c’est ce lien qui se crée entre les musiciens et le public. Si je devais souhaiter quelque chose aux spectateurs, ce serait qu’ils repartent en se sentant pleinement présents, vivants, après avoir traversé toutes sortes d’émotions. »
L'attachement à la France
La France occupe une place particulière dans le parcours de Tom Odell. « Absolument. La France est un pays profondément artistique. On y ressent une véritable appréciation de l’art sous toutes ses formes. J’adore y faire de la musique. J’étais encore à Paris il y a quelques semaines pour enregistrer. Le public français a beaucoup compté pour moi ces dernières années et je suis toujours touché par sa réaction à ma musique. »
« Another Love est un merveilleux fantôme »
Plus d’une décennie après sa sortie, Another Love continue de toucher toutes les générations. Tom Odell confie : « C’est à la fois étrange et merveilleux. J’ai écrit cette chanson dans la chambre de mon enfance, assis sur mon lit, devant un petit clavier. Je n’aurais jamais imaginé qu’elle aurait un tel impact. Quand j’en joue les premières notes au piano, je suis instantanément ramené à cet endroit. Cette chanson me hantera toute ma vie, mais je ne pourrais pas imaginer un plus beau fantôme. »
Le nouvel album « Wonderful Life » et le processus d'écriture
Son nouvel album, Wonderful Life, explore les contradictions du monde moderne. « Je n’écris jamais en me disant : "Voilà le sujet de mon prochain album." J’écris partout, dans des carnets, dans les avions, dans les loges. Ce n’est qu’après coup que les thèmes apparaissent. J’essaie simplement d’être honnête et de suivre ce qui me semble vivant. »
Sincérité et limites dans l'écriture
Vos chansons sont souvent très personnelles. Existe-t-il des limites à cette sincérité ? « Parfois, certaines chansons révèlent trop de choses sur d’autres personnes. Il faut trouver un équilibre. Mais en musique, il existe aussi une forme d’instinct. On sent quand quelque chose est sincère et quand cela sonne faux. La musique m’aide surtout à comprendre ma propre vie. Sans elle, je serais dans un fossé, mort. Je serais fichu. »



