Les amoureux de la note bleue sont en deuil : Sonny Rollins, « colosse du saxophone » et dernière figure des grands de l’âge d’or du jazz, s’est éteint à 95 ans, lundi 25 mai 2026, indique sa page officielle.
« C’est avec une profonde tristesse et un immense amour que nous annonçons le décès de Sonny Rollins », indique le compte X officiel de l’artiste. « Le colosse du saxophone est décédé cet après-midi dans sa maison de Woodstock, New York, à l’âge de 95 ans », y est-il précisé, sans indiquer les causes de la mort.
Un parcours exceptionnel
Né à New York le 7 septembre 1930, Theodore Walter Rollins avait grandi à Harlem, épicentre de la culture afro-américaine, où il avait fait son éducation musicale au célèbre Apollo Theater. Il avait enregistré pour la première fois en janvier 1949, alors qu’il n’avait que 18 ans, et deux ans plus tard, il avait déjà joué avec des légendes du jazz comme Charlie Parker, Miles Davis, ou encore Thelonious Monk.
Un des meilleurs instrumentistes de sa génération
Surnommé « Le colosse du saxophone » d’après le titre de son chef-d’œuvre de 1956, l’album Saxophone Colossus, Sonny Rollins s’était imposé par une puissance novatrice qui s’exprimait dans le hard bop, un jazz intense débarrassé des contraintes structurelles du genre. Reconnaissable ces dernières années à sa barbe et son imposante chevelure blanches, il était considéré comme l’un des plus grands saxophonistes au monde, aux côtés de Charlie Parker, Coleman Hawkins ou John Coltrane.
Contrairement à beaucoup d’artistes de cette période du jazz d’après-guerre, disparus prématurément, Sonny Rollins aura connu une carrière longue et prolifique, travaillant encore au-delà de ses 80 ans malgré des problèmes respiratoires qui limitaient ses performances. Son héritage musical reste immense, avec des œuvres aussi impétueuses que contemplatives qui continueront d’inspirer les générations futures.



