Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane (MBS) a effectué une visite en France en août, marquée par sa participation à la finale de la Coupe du monde d'e-sport le 23 août. Ce déplacement s'inscrit dans une stratégie plus large de l'Arabie saoudite, qui considère le secteur des jeux vidéo comme un investissement majeur et potentiellement très rentable. Selon les informations rapportées, un consortium d'investisseurs à majorité saoudienne a racheté le géant américain Electronic Arts (EA) pour 55 milliards de dollars.
La France et le Japon, deux pays de prédilection
Au-delà de l'e-sport, la France occupe une place particulière dans les affinités personnelles de Mohammed ben Salmane. D'après les informations disponibles, la France est l'un des deux pays favoris au monde du prince héritier, l'autre étant le Japon. Cette préférence s'explique notamment par une passion pour les mangas et l'esthétique japonaise, qui contraste avec les goûts sobres du prince en matière de décoration, différents de ceux de nombreux dirigeants saoudiens.
Un lien personnel avec la France
La France est également le pays où Mohammed ben Salmane a passé ses vacances durant sa jeunesse. C'est d'ailleurs là qu'il est devenu passionné de jeux vidéo. Après sa visite officielle à Paris, le prince héritier a séjourné dans son château de Louveciennes, dans les Yvelines, qu'il n'avait pratiquement pas visité depuis son achat en 2015.
Une importance culturelle majeure
Pour Mohammed ben Salmane, la France revêt une importance particulière sur le plan culturel. Le prince héritier regrette toutefois de ne plus pouvoir se promener en privé comme auparavant, en raison de son statut et des contraintes sécuritaires qui en découlent. Cette dimension personnelle renforce les liens entre l'Arabie saoudite et la France, au-delà des considérations économiques et diplomatiques.
Cette visite illustre l'importance stratégique que la France représente pour l'Arabie saoudite, tant sur le plan des investissements dans les jeux vidéo que sur le plan des relations bilatérales et culturelles.



