Une femme de 24 ans a subi de graves brûlures aux organes génitaux, aux cuisses, aux flancs et au bas-ventre lors d'une césarienne pratiquée à l'hôpital Bulovka, dans le nord de Prague, en République tchèque. L'incident, survenu le 25 août 2026, a été provoqué par un rare feu déclenché par un désinfectant inflammable au contact d'un instrument électrochirurgical, a confirmé l'hôpital ce lundi 31 août 2026.
Un incendie durant une intervention d'urgence
La césarienne a été réalisée en raison de complications obstétricales aiguës, a précisé la porte-parole de l'hôpital, Eva Stolejda Libigerova. Le nouveau-né n'a pas été blessé lors de l'incendie. « L'état de la mère est stable et ne nécessite pas de soins intensifs, elle reste dans un service de maternité avec son enfant », a-t-elle ajouté.
Selon le quotidien tchèque Denik N, qui a rapporté l'information ce dimanche, la patiente a été brûlée par un appareil utilisé pour arrêter les saignements, après l'administration par le personnel d'un désinfectant inflammable. Elle a d'abord été transférée dans un autre hôpital de Prague, doté d'un service des grands brûlés, avant de revenir à l'hôpital Bulovka pour la suite de son traitement.
Une enquête interne ouverte
« L'hôpital enquête sur l'incident conformément aux procédures », a déclaré Mme Stolejda Libigerova. L'établissement, l'un des principaux centres hospitaliers universitaires de Prague, n'a pas communiqué de détails supplémentaires sur les circonstances exactes de l'incendie.
Cet incident n'est pas le premier à attirer l'attention sur l'hôpital Bulovka. En 2024, l'établissement avait déjà essuyé des critiques après avoir pratiqué par erreur un avortement, à la suite d'une confusion entre deux patientes d'origine asiatique. Cette nouvelle affaire relance les questions sur la sécurité des procédures médicales dans cet hôpital.
Des conséquences immédiates et un suivi médical
La mère, dont l'état est jugé stable, reste hospitalisée avec son enfant dans le service de maternité de l'hôpital Bulovka. Les brûlures subies, localisées aux organes génitaux, aux cuisses, aux flancs et au bas-ventre, nécessitent un suivi médical spécialisé, même si la patiente n'a pas besoin de soins intensifs.
L'hôpital poursuit son enquête interne pour déterminer les responsabilités et éviter qu'un tel incident ne se reproduise. Les autorités sanitaires tchèques n'ont pas encore communiqué de mesures supplémentaires à ce stade.



