« Les Tempêtes » : Camélia Jordana dans un polar fantastique sur les traumatismes algériens
« Les Tempêtes » : Camélia Jordana entre polar et fantastique

Le premier long-métrage de Dania Reymond, « Les Tempêtes », brouille les frontières entre polar et fantastique pour ausculter les séquelles d’une guerre civile à peine refermée. Diffusé ce lundi 20 juillet à 22h25 sur Ciné+ Festival et disponible à la demande sur myCANAL, le film met en scène Camélia Jordana dans le rôle de Fajar, une femme ressuscitée par des nuages de sable surnaturels.

Un pays imaginaire ancré dans la réalité algérienne

L’État fictif imaginé par la réalisatrice, née à Alger, évoque l’Algérie post-décennie noire. Initialement, Dania Reymond souhaitait tourner sur place, mais faute d’autorisation, elle a déplacé le tournage à Casablanca, effaçant les particularismes marocains pour créer un décor hors-sol. Ce cadre intemporel renforce l’atmosphère métaphorique du film, selon la critique de TéléObs.

Le journaliste Guillaume Loison souligne que « ce cadre un peu flou, à la fois hors-sol et hors du temps, renforce l’atmosphère métaphorique de l’ensemble, lui confère un surplus de mystère et d’étrangeté ».

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Un antihéros face aux fantômes du passé

Nacer (Khaled Benaissa), journaliste d’investigation et antihéros de film noir, voit resurgir son épouse défunte Fajar (Camélia Jordana) parmi d’autres victimes du conflit. Le film navigue entre références au « Sixième Sens » de M. Night Shyamalan et au « Laura » d’Otto Preminger. Avec une économie de moyens et beaucoup de subtilité, Dania Reymond « donne corps au spleen d’une société tout entière », écrit Loison.

Les textures cendrées, les lumières automnales et les personnages barricadés dans la douleur participent à cette atmosphère. Le film dure 1h24 et met également en scène Shirine Boutella.

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