Loin du sud de la France ou de la forêt de Fontainebleau, les incendies en Amazonie brésilienne sont tombés en 2025 à leur plus bas niveau historique. Tout l'inverse de l'année passée, où ils avaient atteint leur sommet, selon des données rendues publiques mardi par le réseau de surveillance environnementale MapBiomas. Entre les deux années, c'est le grand écart : 15,8 millions d'hectares brûlés en 2024, contre 3,1 millions touchés par les flammes en 2025.
Bilan positif pour l'ensemble du Brésil
Au niveau du Brésil tout entier, le bilan est positif aussi, puisque la surface brûlée a atteint en 2025 son plus bas niveau depuis 2018 (12,7 millions d'hectares). Cette baisse significative témoigne d'une amélioration de la situation environnementale dans le pays.
Le bon bilan écologique de Lula pour la présidence
Autre bonne nouvelle, la déforestation au premier semestre 2026 a atteint son plus bas niveau en une décennie au Brésil, selon des chiffres officiels. De bon augure pour le président Lula, qui a promis d'éradiquer la déforestation illégale d'ici 2030 et qui tient à afficher un bon bilan environnemental avant de briguer en octobre un quatrième mandat non consécutif. La préservation de l'Amazonie est essentielle dans la lutte contre le réchauffement climatique, la végétation absorbant les gaz à effet de serre responsables du réchauffement de la planète.
Les causes de la baisse des incendies
Selon la géographe Ane Alencar, coordinatrice du rapport de MapBiomas, réseau qui rassemble des universités, des ONG et des entreprises technologiques, un décalage de la saison des pluies entre 2024 et 2025 a empêché que ne se crée l'an dernier une « fenêtre idéale pour les incendies dans certains endroits » où le feu est utilisé pour nettoyer des terres agricoles. Aux brûlis de pâturages non autorisés ou mal contrôlés s'ajoutent d'autres pratiques illicites, comme l'usage du feu pour déboiser des zones d'exploitation minière illégale.



