Le 8 mars 2024, lors de la cérémonie officielle d'inscription de l'IVG dans la Constitution, Catherine Ringer, chanteuse des Rita Mitsouko, avait évité la bise qu'Emmanuel Macron s'apprêtait à lui donner. L'image avait fait le tour des écrans, comme le rappelle le Huffpost ce mardi, après l'annonce de la mort de l'artiste.
Une séquence qui avait marqué les esprits
Clôturant la cérémonie, Catherine Ringer avait interprété sa version de la Marseillaise avant de se dérober au geste d'affection du chef de l'État. La scène, largement relayée, avait suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux et dans les médias.
Quelques jours plus tard, invitée sur France 2, l'artiste s'était expliquée. Selon elle, dans « la situation solennelle » du moment, cette marque d'affection était « mal placée ».
« Je ne suis pas son pote »
Catherine Ringer avait affirmé son refus de servir d'outil d'image, déclarant : « Je trouvais que ça n'allait pas que le président me fasse la bise, là. Je ne suis pas son pote, lui non plus. Moi-même je n'aime pas spécialement faire la bise à tout-va ».
Cette prise de position avait été largement commentée, certains y voyant un geste de distance vis-à-vis du pouvoir, d'autres une simple question de convenance personnelle.
L'hommage d'Emmanuel Macron
Ce mardi, le chef de l'État a salué la mémoire de l'artiste dans un message publié sur les réseaux sociaux : « Catherine Ringer avait fait de sa voix un théâtre et de chaque chanson une liberté. Avec Fred Chichin, elle avait donné aux Rita Mitsouko un son et des couleurs sans pareils. Elle était inclassable, irrévérencieuse, profondément française. Elle danse. Elle rayonne. Elle manquera ».
La disparition de Catherine Ringer, survenue à l'âge de 66 ans, a suscité une vague d'hommages dans le monde de la culture et de la politique, saluant une artiste libre et engagée.



