Le Hellfest, festival de metal extrême à Clisson, a vécu un moment historique ce week-end avec les adieux de deux groupes emblématiques : Sepultura et Megadeth. Ces derniers concerts en France ont attiré des dizaines de milliers de fans, venus célébrer la fin de carrière de ces pionniers.
Sepultura : un dernier rituel brésilien
Formé en 1984 à Belo Horizonte, Sepultura a marqué l'histoire du metal avec son mélange de thrash et de rythmes brésiliens. Le groupe a joué une setlist de 18 titres, incluant des classiques comme "Roots Bloody Roots" et "Refuse/Resist". Le chanteur Derrick Green a déclaré : "C'est un honneur de finir ici, au Hellfest, devant les meilleurs fans du monde." Le concert a duré 1h30, avec une énergie intacte malgré les années.
Megadeth : le thrash américain dit adieu
Megadeth, mené par Dave Mustaine, a également offert une performance d'adieu. Le groupe a joué 16 morceaux, dont "Symphony of Destruction" et "Holy Wars... The Punishment Due". Mustaine, 64 ans, a confié : "C'est la fin d'une ère, mais nous partons la tête haute." Le public a répondu présent, avec plus de 60 000 spectateurs sur l'ensemble du festival.
Un festival record
Le Hellfest 2026 a battu son record d'affluence avec 246 000 festivaliers sur quatre jours, selon les organisateurs. Les adieux de Sepultura et Megadeth ont été les temps forts, mais d'autres groupes comme Gojira et Metallica ont également enflammé la scène. Le festival a généré 12 millions d'euros de retombées économiques locales.
L'héritage des deux groupes
Sepultura laisse un héritage de 18 albums studio, vendus à plus de 20 millions d'exemplaires. Megadeth, avec 15 albums, a remporté un Grammy Award et vendu 38 millions de disques. Leur retrait scelle la fin d'une génération dorée du thrash metal.



