Vous ne connaissez pas encore Monroe ? C'est que vous n'avez jamais regardé le télé-crochet lyrique « Prodiges », sur France 2, qu'elle a remporté en 2025, et que vous ne vous intéressez pas à l'Eurovision, qui vivra ce samedi 16 mai sa 70e finale et où la jeune chanteuse représentera la France. Jusque-là rien de surprenant.
Une stratégie axée sur l'international
Ce qui l'est plus, avec une artiste débutante — elle n'a que 17 ans — et méconnue, c'est que depuis que son nom a été officiellement dévoilé début mars, on ne l'a ni beaucoup vu ni beaucoup entendu en France. L'équipe de Monroe assume. « Cela ne m'inquiète pas du tout car on a eu une stratégie très internationale, explique Alexandra Redde-Amiel, la cheffe de la délégation française et directrice des divertissements et des jeux à France Télévisions. C'est l'Europe qui vote, l'idée est d'aller chercher tout le public qui pourra soutenir la France. »
Un pari risqué mais calculé
Après la déception Louane, arrivée 7e en 2025 alors qu'elle était l'une des favorites de l'Eurovision, l'équipe de la jeune Franco-Américaine Monroe a misé sur une campagne internationale. Elle chantera « Regarde ! » ce samedi 16 mai. Cette approche vise à séduire les votants potentiels à l'étranger, où Monroe a multiplié les apparitions, notamment à Vienne en Autriche le 14 mai.
La discrétion médiatique en France pourrait toutefois surprendre, mais elle s'inscrit dans une volonté de maximiser l'impact auprès du public européen, qui détient les clés du vote. Reste à savoir si cette stratégie portera ses fruits lors de la finale.



