La journaliste Léa Salamé conserve la présentation du 20 Heures de France 2 ainsi que de l'émission « Quelle époque ! » pour la rentrée 2026, a confirmé France Télévisions au site Diverto. Cette décision met fin aux rumeurs qui agitaient les médias depuis l'annonce de la participation de son compagnon, le député européen Raphaël Glucksmann, au premier débat de l'élection présidentielle 2027, programmé le 27 août sur LCI.
Une confirmation qui relance le débat sur les conflits d'intérêts
L'annonce de France Télévisions intervient après plusieurs mois d'incertitude. De nombreux observateurs s'interrogeaient sur la compatibilité entre le maintien de Léa Salamé à la tête du JT de 20 Heures et la possible candidature de son conjoint à l'élection suprême. La question d'un conflit d'intérêts avait déjà été soulevée lors de sa nomination en juin 2025.
Consciente de ces interrogations, la journaliste avait pris les devants en juin 2025 dans une interview à La Tribune Dimanche. Elle y avait promis de se mettre « en retrait » si Raphaël Glucksmann officialisait sa candidature, tout en défendant son indépendance éditoriale : « Il n'a évidemment jamais tenu mon stylo ! Ni moi le sien, d'ailleurs. »
Un parcours sous les projecteurs
Léa Salamé n'en est pas à son premier test médiatique. Depuis cinq ans, elle anime L'Émission politique sur France 2, a mené l'interview présidentielle du 14-Juillet et co-animé le débat de l'entre-deux-tours de la présidentielle 2022. France Télévisions souligne que sa relation avec le député européen n'a jamais entravé sa carrière ni son impartialité.
« Elle travaille de manière complètement indépendante », a affirmé Raphaël Glucksmann lors d'une interview au Grand Jury sur RTL fin mai 2026. Il a ajouté : « Je veux dire à quel point j'admire sa carrière et je sais à quel point elle travaille de manière complètement indépendante de toute considération liée à mon cas personnel ou à mes opinions personnelles. »
Glucksmann entretient le flou sur sa candidature
Invité sur BFMTV le dimanche 12 juillet 2026, Raphaël Glucksmann a refusé de clarifier ses intentions. « Je fais ce que je dis, c'est ma marque de fabrique. J'ai annoncé que je me prononcerai avant la fin de l'été, je le ferai, je dirai si, oui ou non, je serai candidat », a-t-il déclaré, sans donner de date précise. Il a également nié que ce délai soit lié à la situation de sa compagne.
« Je veux dire à quel point je suis admiratif (notamment) de la volonté de protéger ses équipes en annonçant qu'elle se retirerait le cas échéant », a-t-il ajouté, faisant référence à l'engagement de Léa Salamé de se mettre en retrait en cas de candidature.
Une polémique qui persiste
La décision de France Télévisions n'a pas éteint les critiques. Plusieurs voix s'élèvent pour dénoncer un possible conflit d'intérêts, d'autant que le débat présidentiel du 27 août sera diffusé sur LCI, chaîne concurrente. Le groupe public a toutefois jugé que les garanties apportées par la journaliste suffisaient à assurer la neutralité de l'information.
Reste à savoir si Raphaël Glucksmann franchira le pas de la candidature. Sa déclaration, promise avant la fin de l'été, sera scrutée de près, tant pour l'avenir politique de la France que pour la carrière de sa compagne.



