Un peu désuète, la locution « faire chou blanc » ne date pas d’aujourd’hui… ni même d’hier. Penchons-nous d’abord sur sa signification, puis sur ce que l’on sait de ses origines.
Que signifie « faire chou blanc » ?
Faire chou blanc, c’est rater son coup, échouer, se planter, ne pas atteindre ses objectifs. Ni plus ni moins.
À quand remonte « faire chou blanc » ?
Notre expression est très ancienne, attestée dès 1765 dans l’Encyclopédie de Diderot, D’Alembert et Jaucourt. Malheureusement, les Lumières n’ont pas fait la lumière sur son étymologie.
Quel rapport avec les choux ?
C’est là que ça se corse… ou plutôt, que ça se « berrichonne ». Pour ne rien vous cacher, les linguistes ont fait chou blanc lorsqu’ils ont tenté d’attribuer une origine certaine à la locution. Une hypothèse domine toutefois de très loin toutes les autres. Il s’agirait d’une déformation de « faire coup blanc », synonyme de rater son coup dans le vocabulaire du jeu de quilles, un loisir très populaire au XVIe siècle. Évidemment, nous direz-vous, un coup n’est pas un chou. La subtilité se trouverait dans la province du Berry (où se situait Bourges). Apparemment, les Berrichons d’alors prononçaient « coup » « chou », et la tournure serait passée dans le français courant.



