Dans un entretien accordé à « BibliObs », Véronique de Bure évoque son admiration pour la comtesse de Ségur, née Sophie Rostopchine (1799-1874), qu’elle qualifie de « Françoise Dolto de l’époque ». L’autrice des « Malheurs de Sophie » est présentée comme une femme moderne, dotée d’une discipline d’écriture rigoureuse.
Un premier contact avec les « Malheurs de Sophie »
Interrogée sur son premier contact avec l’œuvre de la comtesse, Véronique de Bure confie : « Sans surprise, “les Malheurs de Sophie”, une édition qui avait appartenu à ma grand-mère enfant. » Elle précise avoir découvert ce texte à l’âge de trois ou quatre ans, lors de lectures faites par sa mère. « J’adorais cette petite fille qui faisait une bêtise à la m… », ajoute-t-elle, soulignant l’attachement précoce à ce personnage espiègle.
La comtesse de Ségur, qui vécut dans un coquet appartement parisien où elle recevait quotidiennement ses enfants, est décrite par Véronique de Bure comme une figure maternelle attentive. Cette dernière imagine une « envoûtante confession » de la romancière, construite avec « toute la rigueur d’une historienne amateur ».
Une écrivaine à la discipline exemplaire
Véronique de Bure met en lumière la modernité de la comtesse de Ségur, souvent réduite à son rôle de conteuse pour enfants. Elle insiste sur sa « discipline d’écriture rigoureuse », un aspect méconnu de son travail. L’autrice des « Petites Filles modèles » aurait ainsi consacré des heures à la rédaction, malgré une vie familiale intense.
Le portrait dressé par Véronique de Bure s’appuie sur des détails concrets du quotidien de la romancière, comme cette « vieille dame installée dans un coquet appartement parisien », qui se déplaçait rapidement pour consulter ses papiers avant de s’installer dans une chaise longue avec ses livres. Ces scènes, imaginées avec précision, donnent à voir une femme ancrée dans son époque.
Un hommage à la « Balzac des petits enfants »
Surnommée la « Balzac des petits enfants », la comtesse de Ségur a marqué des générations de lecteurs. Véronique de Bure répond à notre questionnaire sur cette autrice, dont l’œuvre reste populaire plus de 150 ans après sa mort. Elle souligne l’importance de transmettre ces textes, comme le fit sa propre mère avec elle.
L’entretien, publié le 17 octobre 2026, s’inscrit dans la sélection du week-end du « BibliObs ». Les lecteurs abonnés peuvent accéder à l’intégralité de cette conversation, qui explore la vie et l’œuvre d’une femme que Véronique de Bure considère comme une pionnière de l’éducation bienveillante.