Ce fut la success-story éditoriale de 2009. Kathryn Stockett, jeune inconnue dont le manuscrit avait été refusé par une quarantaine d’agents littéraires, signe enfin un contrat. Bonne pioche : La Couleur des sentiments (The Help en VO) se vend à 15 millions d’exemplaires dans le monde, dont 1,3 million en France, avant d’être adapté au cinéma avec Viola Davis, Emma Stone, Jessica Chastain et Octavia Spencer dans les rôles principaux.
Un long silence après le succès
La suite serait-elle un long fleuve tranquille ? Au contraire : bloquée selon ses termes par une « énorme pression », Kathryn Stockett a disparu une quinzaine d’années. Avec Le Calamity club, elle signe enfin son deuxième livre.
Retour au Mississippi des années 1930
Les fans de La Couleur des sentiments ne seront pas dépaysés : la romancière nous emmène à nouveau au Mississippi, cette fois-ci en 1933. Meg, 11 ans, vit un enfer dans un terrible orphelinat. Birdie doit sauver sa famille de la ruine. Charlie, quant à elle, a été enfermée dans un asile. Leurs routes vont se croiser.
Un roman ample aux thèmes forts
Cet ample mille-feuille romanesque de plus de 600 pages a tout pour plaire, traitant d’injustice, de sororité et de santé mentale. On sait par ailleurs que construire une intrigue autour de trois personnages féminins est fédérateur en librairie, notamment chez nous (qu’on pense à Trois femmes puissantes de Marie NDiaye, à La Tresse de Laetitia Colombani ou à La Nuit au cœur de Nathacha Appanah). Kathryn Stockett a une qualité en plus : beaucoup d’humour. Cela donne à ce pavé la fluidité des meilleurs page-turners.
Le Calamity club par Kathryn Stockett. Traduit de l’anglais (États-Unis) par Laura Satz. Robert Laffont, 662 p., 24,90 €.



