Dans son nouveau roman « Le Pays des étés », Pierre Adrian explore le thème du deuil et de la perte des lieux de l'enfance. Après le succès de « Que reviennent ceux qui sont loin » (2019), l'écrivain poursuit son exploration des étés finissants et des souvenirs familiaux. Le livre, publié chez Gallimard, raconte la vente de la maison de famille en Bretagne après la mort de la grand-mère du narrateur.
Un double deuil : la grand-mère et la maison
Le récit s'ouvre sur la disparition de la grand-mère, qui oblige la famille à se séparer de la propriété et à liquider un siècle d'histoire. Le narrateur se remémore sa jeunesse, échange avec ses oncles et tantes, et observe une dernière fois ses petits-cousins grandir. Les rangements effectués, la maison est mise en vente. Les acquéreurs, décrits comme des « rustres », refont tout à neuf et font même creuser une piscine chauffée.
Pierre Adrian pose sur ces nouveaux propriétaires un regard tour à tour nostalgique et moqueur. L'auteur, qui est par ailleurs un excellent cycliste, se montre très amusant lorsqu'il évoque la mode du vélo électrique. « Ce pays était celui de mon bonheur », écrit-il simplement, résumant le sentiment qui imprègne tout le roman.
La suite spirituelle de « Que reviennent ceux qui sont loin »
« Le Pays des étés » peut être lu comme la suite de « Que reviennent ceux qui sont loin », même si les deux ouvrages sont indépendants. On y retrouve les mêmes lieux et les mêmes personnages, mais tout est en train de changer. Ce roman s'inscrit dans la lignée des précédents travaux de l'auteur, notamment « Hotel Roma », récit crépusculaire des derniers jours de Cesare Pavese, qui s'était suicidé à Turin le 27 août 1950.
Le livre s'adresse à tous ceux qui ont perdu les lieux magiques de leur enfance. À travers cette histoire personnelle, Pierre Adrian touche à l'universel : la difficulté de faire le deuil d'un passé heureux et la transformation inévitable des paysages qui nous sont chers.
Un roman pour la rentrée littéraire
« Le Pays des étés » paraît dans le cadre de la rentrée littéraire, aux côtés de nombreux autres titres attendus. Le roman de Pierre Adrian, fort de ses 180 pages, offre une réflexion sur la mémoire et l'attachement aux lieux. Il s'inscrit dans la continuité d'une œuvre qui explore les thèmes du temps qui passe et des souvenirs d'enfance.
Le livre est disponible chez Gallimard au prix de 19 euros. Il devrait trouver un écho particulier auprès des lecteurs sensibles aux histoires de transmission et de perte.



