La collégiale Saint-Jean de Pézenas s'apprête à vibrer au son de l'orgue, du piano et du saxophone lors du premier concert des Estivales de l'Orgue, programmé le mercredi 15 juillet à 21 heures. Organisé par l'association Les amis de Pézenas, cet événement vise à mettre en valeur le patrimoine commun, en particulier l'orgue de Jean-François l'Épine, installé en 1759.
Un programme audacieux : "Et si l'on danse ?"
Le récital intitulé "Et si l'on danse ?", conçu par Pierre-Marie Bonafos et Bertrand Ferrier, se veut résolument disruptif. Il entend bousculer le sérieux souvent associé aux récitals d'orgue, les angoisses suscitées par l'actualité et les horreurs qui secouent le monde. Dans sa note d'intention, Bertrand Ferrier explique : "Eh bien dansez maintenant, narguait la fourmi avec son petit air sentencieux et satisfait, en contemplant la cigale fort dépourvue quand l'hiver fut venu. À vrai dire, Pierre-Marie Bonafos et moi sommes toujours sentis plus proches de la cigale que de l'autre pimbêche. Pourtant, dans un monde secoué et inquiétant, où domine parfois l'hostilité, nous avons décidé de prendre l'hyménoptère au mot et de danser pour colorier en soleil et en musique nos doutes, nos inquiétudes et nos espoirs."
Un récital pour danser et questionner
Ce récital se veut être, le temps d'un instant, "un petit verre de vodka pas désagréable" dans un univers tantôt sec, tantôt à l'eau frelatée. Il distille différents alcools de danses : danses profanes et folkloriques, savantes et fantasques, récentes ou ancrées dans leur époque. Mais danser dans une collégiale ne serait-ce pas un blasphème ou une profanation ? Les artistes interrogent : que se passe-t-il si l'on danse sur des musiques officiellement appelées "danses" et exigeant des pas réglés par la convention afin d'unir les danseurs en général et les humains en particulier ?
Un message d'espoir et de transcendance
Face à un monde habité par des ombres inquiétantes, ce récital ne cherche pas à apporter des réponses mais à poser des questions. Il ouvre des possibles, surprend pour réveiller, réjouit pour transcender. Pour tout renseignement, contacter le correspondant Midi Libre au 06 52 72 23 49.



