Jeudi, dans le cadre de la première journée du festival Passeurs de livres, Rachid Santaki, alias Monsieur Dictée, a réuni près de 250 amateurs et écoliers sur le parking de l’avenue Carnot à Alès, transformé pour l’occasion en une vaste salle de classe en plein air. « On se croirait au stade, c’est incroyable ! » s’est exclamé un participant.
Un exercice transformé en moment de liesse
Sacré tour de force de Rachid Santaki que de parvenir à transformer un exercice aussi ingrat qu’une dictée – voire traumatisant pour certains – en un moment de liesse. Précisément au moment de la correction, lorsque le fait d’épeler « coquecigrue » ou « boustrophédon » provoque des cris de dépit ou de satisfaction, amplifiés par la structure du parking. Une dictée sous la férule amicale de Rachid Santaki.
Un site réaménagé pour l’occasion
Le site a été réaménagé pour accueillir les invités de cette cinquième édition du festival Passeurs de livres. Près de 250 personnes, venues d’Alès, de son agglomération mais aussi d’Ardèche ou de l’Aude, se sont piquées au jeu de la dictée. Faire aimer une séance de dictée à des écoliers, voici donc le tour de force de la dictée géante !
Des participants motivés par des défis personnels
Par « défi personnel » pour Cécile Keltzinger ou par « goût de l’écriture » pour son amie Maryline Amarino, toutes deux arrivées de Saint-Jean-de-Valériscle. À une table plus loin, certains élèves du collège Jean-Moulin, dont Sarah et Leyna, s’amusent à poursuivre la dictée au-delà de leur niveau de connaissance, pour la plus grande fierté de leur enseignante. Des écoliers exultant au moment du décompte final des fautes, rejoints par des amatrices d’un bel âge qui se réjouissent de leur maîtrise de la langue de Molière ! Une, deux ou trois fautes… Qu’importe ! Le but de la dictée géante est ailleurs.
Un instant de partage avant tout
Et si aucune copie ne sera vierge de fautes, c’est avant tout un instant de partage qui se dessine entre les lignes de cet événement. Chez Rachid Santaki, l’homme aux mille dictées, on constate cette capacité à faire aimer la complexité de la langue. Par l’humour, en dédramatisant l’exercice pour les plus récalcitrants, à l’image de Claude, qui n’a jamais aimé les dictées et qui se retrouve pourtant crayon en main ; ou en détaillant la raison, parfois surprenante, d’une conjugaison ou le chausse-trape d’une subtilité grammaticale pour les compétiteurs… Une belle entrée en matière à l’initiative de l’association Voyages culturels, dont le « lâcher » de livres concluant la séquence n’en était que plus opportun.
Le 5e festival Les Passeurs de livres se poursuit jusqu’au 6 juin, autour du thème « Difficiles libertés » sur le parking couvert de l’avenue Carnot à Alès. Horaires : jeudi de 14 h à 19 h, vendredi de 10 h à 19 h et samedi de 10 h à 19 h. Contact : 06 99 64 46 55.



