Un tielliste de Sète a décidé de tirer la sonnette d'alarme sur les réseaux sociaux après qu'un commerçant du centre-ville a affirmé à ses clients que la farce de ses produits provenait de son atelier. Cette mise au point publique, relayée dans la chronique hebdomadaire du Poufre sétois publiée ce lundi 19 octobre, vise à mettre fin à une pratique jugée trompeuse.
Une mise au point entre quatre yeux restée sans effet
Selon le récit du Poufre sétois, le tielliste a d'abord tenté de régler l'affaire directement. Il s'est rendu dans le centre-ville pour demander au commerçant d'arrêter ses affirmations, lors d'un entretien en tête-à-tête. Mais après une courte pause, le commerçant a repris son discours auprès de sa clientèle.
Les clients, désappointés, ont rapporté au tielliste la différence de qualité perçue entre sa propre production et celle vendue par le commerçant. C'est ce qui a poussé le professionnel à passer à l'action sur les réseaux sociaux, avec un message jugé « bien senti » par la chronique.
Le secret de la farce, un enjeu crucial pour les tiellistes
La tielle est une spécialité emblématique de Sète, et sa farce est considérée comme sacrée par les professionnels. Chaque tielliste garde jalousement secrètes sa recette de pâte et sa technique de préparation de la farce, ainsi que les ingrédients et le tour de main qui font sa spécificité. Cette confidentialité est essentielle pour préserver l'identité et la qualité de chaque production.
Dans ce contexte, l'attitude du commerçant est perçue comme une atteinte directe à ce savoir-faire. Le tielliste, « un rien énervé », a voulu avertir ses abonnés et le commerçant lui-même, refusant d'être « le dindon de la farce ».
Une affaire qui interroge sur les pratiques commerciales locales
Cette affaire met en lumière les tensions possibles entre producteurs et revendeurs dans le secteur de la gastronomie locale. Elle soulève également la question de la transparence sur l'origine des produits vendus dans les commerces de centre-ville. La chronique du Poufre sétois, publiée chaque lundi, pose ses ventouses sur l'actualité locale et suit ce dossier avec attention.
Pour l'instant, le tielliste n'a pas annoncé de suite judiciaire, mais sa prise de parole publique pourrait inciter d'autres professionnels à clarifier leurs pratiques face à ce type de situation.