Saint-Guiral : entre pèlerinage et fête profane à la Pentecôte
Saint-Guiral : pèlerinage et fête profane à la Pentecôte

Le rocher de Saint-Guiral, entre ferveur religieuse et fête profane

Comme chaque week-end de Pentecôte, Saint-Guiral s’apprête à briller de nouveau, ravivant l’une des plus anciennes traditions du territoire et la légende des trois frères ermites : Guiral, Alban et Sulpice.

Un pèlerinage toujours vivant

Lundi 25 mai, la coutume sera respectée. Dès le dimanche, les plus jeunes entameront la montée vers le sommet, rejoints le lundi par les familles et les habitués du pèlerinage. Autour du rocher de Saint-Guiral, le traditionnel pique-nique rassemblera amis et voisins dans une ambiance conviviale, fidèle à l’esprit de cette journée de partage.

Depuis de longues années, la montée religieuse se doublait d’un rendez-vous profane. Dimanche 24 et lundi 25, si la météo le permet, les pentes du Saint-Guiral accueilleront de nombreux visiteurs venus en voiture, à cheval, chargés de victuailles et parfois de sacs de couchage.

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La légende des trois frères

Mais qui était donc Saint-Guiral ? La tradition raconte que Guiral, Alban et Sulpice, trois frères épris de la même jeune fille, décidèrent de se retirer du monde pour ne pas se déchirer. Devenus ermites, ils ne se revirent jamais. Une fois l’an, le jour de Pentecôte, chacun allumait un feu pour signaler qu’il était encore en vie. Les années passant, deux feux seulement brillèrent, puis un seul : celui de Guiral, au sommet qui porte aujourd’hui son nom.

De cette histoire d’amour fraternel et d’attachement à la terre natale est née une tradition toujours vivante. Chaque lundi de Pentecôte, les paroissiens de Dourbies, Saint-Jean-du-Bruel, Sauclières, Alzon ou Arrigas montaient autrefois à pied pour assister à la messe et partager un moment de joie.

Aujourd’hui, rares sont ceux qui gravissent encore le Saint-Guiral à pied. Les voitures ont remplacé les pèlerins d’antan, et les paniers de pique-nique occupent une place de choix. Impossible d’imaginer revenir du sommet sans avoir festoyé.

Quant à Saint-Guiral lui-même, il serait sans doute étonné d’apprendre que son ermitage se situe désormais dans un espace protégé, et qu’il n’aurait probablement plus le droit d’y allumer son feu annuel. Les gardes du Parc auraient sûrement fort à faire avec lui.

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