Ce samedi 9 mai marque le dernier jour de la Grande Parade Métèque dans le quartier Figuerolles, à Montpellier. Pour sa dixième édition, l'événement est devenu un rendez-vous incontournable de la ville. « Lors de la première édition, on ne prétendait pas à ce que la parade devienne annuelle », confie Marion Sourd, l'une des premières organisatrices. Initialement une initiative citoyenne des habitants de Figuerolles, le festival s'est étendu à tous les Montpelliérains.
Dix ans de croissance et d'engagement
Pour fêter cette décennie, l'association organisatrice Ademass a vu les choses en grand. « On est passés d'un à cinq jours de parade ces dix dernières années », déclare Marion Sourd. Installé dans le parc de la Guirlande, au cœur du quartier Figerolles-Cité Gély, l'événement profite d'un lieu de croisements culturels et sociaux historique.
L'objectif est de donner à tous les habitants la place qu'ils souhaitent dans la parade. Léa Scotto, chargée de coordination, explique : « On essaye de donner à tous les habitants du quartier la place qu'ils ont envie d'avoir dans la Parade. » Pour cela, Ademass mobilise tout le réseau associatif local : les maisons pour tous et une vingtaine d'associations comme La Carmagnole ou La Volonté des femmes sont présentes. Pendant cinq jours, la parade tisse des liens entre le tissu associatif montpelliérain.
Un festival pensé pour les enfants
Entre les arbres, à l'écart de la scène de concert, un petit campement pour bébé a été installé. « Tout a été fait à hauteur d'enfants », précise Léa Scotto. Le projet de mixité culturelle et sociale intègre pleinement les plus petits. « Les enfants ne font pas de différences comme on peut le faire entre adultes », ajoute-t-elle. Tous les jeunes du quartier ont participé à la scénographie et à la décoration du festival. Deux des cinq jours sont entièrement dédiés aux enfants.
Pour que ce projet prenne vie, une cinquantaine de bénévoles s'investissent. « Ça reste une économie précaire, mais elle repose sur une belle énergie militante », déclare Marion Sourd. « L'essentiel, c'est que l'événement reste gratuit et qu'il soit accessible à tout le monde. » Les recettes des verres consignés sont reversées à l'association humanitaire SOS Méditerranée, renforçant la dimension solidaire du festival.



