Publicité On a affronté 12 adversaires lors de la fête mondiale du jeu à Draguignan… et on a (beaucoup) perdu Mémoire, stratégie, adresse… Notre journaliste a mis ses compétences à l’épreuve, ce samedi 13 juin 2026, en affrontant 12 joueurs de tous les âges au jardin Anglès, à Draguignan, à l’occasion de la fête mondiale du jeu. Verdict ? Peu glorieux…
Un défi relevé avec enthousiasme
Je suis mordue de jeux de société. Je ne dis jamais « non » à une partie. Alors, quand il m’a fallu couvrir la fête mondiale du jeu à Draguignan, organisée ce samedi 13 juin 2026 par la ludothèque Leï Jougadou, je n’ai pas hésité une seconde : je me suis lancée le défi d’affronter 12 adversaires que je ne connais pas et découvrir 6 jeux ! J’ai parfois vite regretté… Je suis (souvent) tombée sur plus fort que moi.
Une contre tous au Pontu
Trois curieux personnages guettent leur prochaine victime à éliminer au Pontu… Le sort désigne la mauvaise gagnante (et perdante) que je suis ! Je prends place autour du plateau de bois face à Cécile, Catherine et Jérôme et laisse les membres des Médiévales des Arcs me conter l’histoire et les règles de ce jeu ancestral… lesquels je soupçonne avoir volontairement omis quelques (essentiels) détails ! Le but est simple : empêcher mes adversaires de se déplacer en retirant des ponts confectionnés en bois foncé une fois avoir bougé l’un de mes deux pions sur des gros plots clairs. Je choisis les pions verts, symbole d’espoir. Et prie pour que le ciel soit avec moi. J’en place un dans l’angle, l’autre près du centre… Que la partie commence. Elle risque d’être rapide. « Quelle erreur tu viens de faire », sourit Catherine, pleine de malice. Elle arrache illico mon pion placé au bord du plateau. Ça ne sent pas bon non plus pour la paysanne au chapeau de paille, dont je viens de réduire aussi les chances de victoire ! Mais voilà que par solidarité (ou espièglerie), Cécile s’acharne sur moi. Je rends les coups tant bien que mal et retire des ponts par-ci par-là. Jérôme, lui, se fait discret. Grand bien lui en a fait ! Je réfléchis, hésite et élimine finalement Catherine. Cécile m’éjecte le coup d’après. Prévisible. Mais le retour de bâton ne tarde pas. En véritable grand maître, le président de l’association l’abat en deux coups et conserve fièrement son trône. Je finis donc avant-dernière. Pas mal, non, pour une première ?
Échec et mat (ou pierre-feuille-ciseaux)
Imaginez les échecs fusionnant avec pierre-feuille ciseaux. C’est le jeu qu’a inventé le Toulonnais Rafaël Alcaïd, en janvier 2026. « J’ai fait beaucoup de festivals et déjà 1.500 parties ont été jouées. » Lui ? Il en a fait 1.000 ! Gloups. Mais hors de question de reculer. Je m’installe face au maître qui m’explique rapidement les règles. Deux possibilités : soit je mange son capitaine, soit j’avale tous ses pions. Je choisis ni l’un, ni l’autre. Juste l’offensive. Évidemment, Rafaël mène la danse. Prise dans son jeu… je perds. Sans même le voir venir ! Il remue le couteau dans la plaie dans un sourire : « Tu t’es bien battue tout de même. » Piquée, je relance une partie, cette fois virtuelle sur téléphone. Jusqu’au 12 juillet, sa version en ligne est en phase de test sur le site Internet adix.games.
Petit poisson ferré au jeu de la pêche
Fini la stratégie. Place, désormais, à la dextérité avec le jeu de pêche. Qui du grand Rodolphe, des petits Esteban et Louis-Ariel ou de moi rassemblera en dernier tous ses canards en bois ? Pas moi ! Et en premier ? Pas moi non plus ! Snif. Le papa, imperturbable, a été plus rapide malgré mes (nombreuses) tentatives de sabotage. Et voilà que, patatras, le fil de ma canne s’emmêle avec ceux des deux copains de classe. Néanmoins, je termine à la deuxième place. Je me rapproche (enfin) de la victoire ! Tenaces, les pitchouns de 9 ans continuent de se défier. Il n’en restera qu’un. Et malheureusement, Louis-Ariel capitule.
Honteuse de défier un enfant de… 2 ans et demi
Non, ce n’est pas très glorieux de défier plus petit que soi… Surtout quand il s’agit d’un enfant de 2 ans et demi. Mais pour ma défense, je n’ai toujours pas gagné une seule partie ! Alors je m’installe face à Baptiste et son papa, Clément, devant le Chaudron des sorcières. L’objectif : trouver un maximum de champignons pour remplir son chaudron. Reste que leur bonne couleur est dissimulée sous leur chapeau. Ma mémoire sera-t-elle bonne ? Celle de Clément, assurément ! Il enchaîne les victoires. Je me laisse distraire, attendrie par son fils dont je souffle (de temps en temps) la solution… Verdict ? Toujours pas de victoire. Mais ex æquo avec son papa.
Échec aux maths…
Au jeu Triangles, les maths ont eu raison de moi. Peut-être aussi parce que j’ai eu la mauvaise idée de défier son créateur ! Le but est le suivant : gagner des points en formant des triangles sur un plateau. Les choses se corsent quand il s’agit de compter. Parce qu’avant de placer ses couleurs, il faut miser. Celui qui commence sélectionne des places qu’il convoite. Il faut ensuite fixer un prix qui ne dépasse pas le montant alloué à chacun au départ. Le plus offrant les remporte ! Mais voilà qu’il faut prêter attention à la gestion de son budget. Et même si je m’en sortais pas trop mal, le match n’aura rien donné : score nul !
Dernière chance !
C’est ma dernière chance de remporter au moins une victoire. L’enjeu est immense. Alors je la saisis face à deux enfants au Gobblet Gobblers, une adaptation du célèbre morpion en utilisant des poupées russes. Juliette a 8 ans et demi. Mais c’est d’abord son frère Louis, 7 ans et demi, que je défie. J’ai honte de dire que j’ai gagné rapidement la première partie. Honte, aussi, de dire que j’ai remporté la deuxième au même rythme, face à Juliette. Alors, pour me faire pardonner sans me dévoiler, je laisse volontairement Louis triompher pour la dernière. Mais chut… c’est un secret. Merci à leur mamie de l’avoir gardé !



