Frank Vriens expose une quarantaine de photos en noir et blanc ou couleurs, au format 30x40 cm, à la Galerie de l’Arceau jusqu’au samedi 25 juillet 2026. Après ses dessins et caricatures dénonçant la cruauté du monde, il propose ici des clichés qui affirment avec force que « la vie continue ».
Des voyages captivants avant la guerre
Les photos présentées ont été prises au Myanmar, au Maroc, en Ukraine (avant la guerre), en Sicile et en France. « Des moments captivants et heureux… Et oui, la vie continue… Et nous avec. Merde à la tristesse et vive l’impudeur des sentiments… ! », déclare l’artiste.
Frank Vriens utilise un appareil Fuji avec un objectif 27 mm, qu’il qualifie de « mon Leica du pauvre ». Depuis son enfance, bercé par le laboratoire photo de son père à l’époque de l’argentique, il a développé une passion pour la photographie.
Humanité et poésie du quotidien
Les images sont empreintes d’humanité, de sourires, de tendresse, d’héroïsme ordinaire et paradoxal, d’intimité et de joie. On y découvre, entre autres, un officier amputé affichant une fierté guerrière dans son uniforme, contrastant avec l’intimité d’un groupe d’écolières à peine éclairées, aux couleurs subtiles.
« Magie du photographe qui perçoit la composition toute prête, offerte », commente l’artiste. Au-delà de l’humain, les photos révèlent la somptuosité des rochers et des étoffes, rendues par le noir et blanc comme des gravures.
Paysages et clins d’œil
Des paysages des massifs cévenols et auvergnats invitent à la contemplation. Un clin d’œil est fait à un ami à longs poils chevauchant un tracteur près d’Altier. La visite se termine devant la vitrine centrale, où un petit Birman le pouce levé rappelle que « la vie continue ! »
L’exposition est ouverte du mardi au samedi, de 10 heures à 12 h 30 et de 17 heures à 19 heures. Le décrochage est prévu le samedi 25 juillet à 18 heures.



