En raison des fortes chaleurs annoncées ce week-end, le festival mêlant Urban Fest et Festifilm, prévu initialement sur deux jours, est réduit à une unique soirée ce vendredi 26 juin à partir de 21h au cinéma Athénée de Lunel. L’Urban Fest, événement dédié aux cultures urbaines qui devait se dérouler dans le quartier de la Roquette, est annulé. Le Festifilm, lui, est maintenu dans une formule allégée : une seule diffusion des courts-métrages en compétition suivie de la remise des prix.
Une décision difficile face à la canicule
Les organisateurs ne cachent pas leur déception. « C’est une déception. On souhaitait continuer à organiser les deux événements ensemble, regrette Tahar Akermi, le responsable de l’association Arts et cultures. Mais on ne peut pas prendre le risque de maintenir l’Urban Fest sous cette chaleur. » Cette annulation de dernière minute modifie profondément l’identité du festival, comme le souligne Akermi : « Avec cette annulation, on perd un peu l’identité de Festifilm. L’esprit du festival est qu’il ait lieu hors les murs afin de rendre le cinéma accessible à tous et pas qu’aux cinéphiles. C’était l’idée d’avoir un grand écran au pied des immeubles. »
Une soirée unique au cinéma Athénée
Ce vendredi 26 juin, le Festifilm propose la projection des dix courts-métrages sélectionnés à partir de 21h. « On a reçu une vingtaine de films cette année et nous avons déjà fait une présélection, détaille Paul Allias, le coorganisateur. Après la diffusion, le public votera et le jury constitué de professionnels prendra un temps pour délibérer. » Les lauréats seront récompensés le soir même, contrairement aux éditions précédentes où les trois prix étaient remis le lendemain lors de l’Urban Fest dans le quartier de la Roquette, avec une rediffusion en plein air.
Valoriser les jeunes talents
Les organisateurs restent attachés au cinéma Athénée et à son rôle dans le festival. « La salle sombre, le grand écran, les fauteuils rouges, ça valorise tous les jeunes et toutes les initiatives. Même ceux qui réalisent leur premier film peuvent inviter leurs parents à la projection et prendre le micro pour présenter leur court-métrage », explique Tahar Akermi. Les réalisateurs en herbe, âgés de 13 à 30 ans, ont travaillé sur le thème « Rencontre ». « Chacun l’a imaginé d’une manière différente. C’est un thème très large et fédérateur qui fait écho aux actions qu’on mène toute l’année. Par nos événements, on incite les gens à se rencontrer en laissant les parcours et les préjugés de côté. »
Pas de report pour l’Urban Fest
Pour l’heure, aucune date de report de l’Urban Fest n’a été annoncée. L’entrée est gratuite et sans réservation, dans la limite des places disponibles.



