« The Fin » : une dystopie cauchemardesque sur les Corées réunifiées
« The Fin » : dystopie convaincante sur les Corées réunifiées

Le film de science-fiction sud-coréen « The Fin », réalisé par Syeyoung Park, sort en salles le 8 juillet. Avec Yeji Yeon et Pureum Kim au casting, cette œuvre d'une heure vingt-cinq minutes propose une dystopie cauchemardesque et convaincante, située dans un futur proche où les deux Corées se sont réunifiées.

Un pays paranoïaque reclus derrière un mur

Dans ce monde imaginaire, la Corée réunifiée vit reclose derrière un mur de 4 400 kilomètres de long. La propagande abrutit la population, qui vit dans un état de saleté décrété par le pouvoir. Toute hygiène est interdite au nom de la protection de l'eau. Comme dans toute nation isolationniste, une classe d'indésirables a été désignée : les Omégas, des humanoïdes amphibies, esclaves exploités et traqués par une milice gouvernementale.

Une esthétique au service du cauchemar politique

L'esthétique torve, embrasée et hallucinatoire du film colle parfaitement à ce cauchemar politique surréaliste, qui devient de plus en plus plausible. Selon le critique Xavier Leherpeur, « The Fin » est une réussite visuelle et narrative. Le réalisateur Syeyoung Park parvient à créer une atmosphère oppressante et crédible.

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Le film a été noté trois étoiles sur cinq par la critique. Il s'inscrit dans la lignée des dystopies politiques contemporaines, interrogeant les dérives autoritaires et l'isolationnisme.

Un contexte de sortie pertinent

La sortie de « The Fin » intervient dans un contexte géopolitique tendu, où les questions de réunification coréenne et de repli sur soi sont d'actualité. Le film offre une réflexion sur les conséquences de la paranoïa d'État et de la manipulation des masses.

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