Dans le cadre de notre série d'été consacrée aux films cultes, un journaliste du Point fait un aveu surprenant : il déteste Le Grand Bleu de Luc Besson. Sorti en 1988, ce film emblématique a pourtant conquis des millions de spectateurs et reste une référence pour les amateurs de cinéma. Mais pour notre chroniqueur, l'œuvre est loin d'être un chef-d'œuvre.
Un succès inexplicable ?
Le Grand Bleu a attiré plus de 9 millions de spectateurs en France, un chiffre impressionnant pour l'époque. Le film a également lancé la carrière internationale de Jean-Marc Barr et a marqué les esprits avec sa bande originale signée Éric Serra. Pourtant, notre journaliste reste de marbre face à cet engouement. Il décrit le film comme « un ennui profond » et « une esthétique surfait ».
Selon lui, le récit, qui suit l'amitié et la rivalité entre deux plongeurs en apnée, Jacques Mayol et Enzo Molinari, manque de substance. « Les dialogues sont creux, les personnages stéréotypés, et la prétendue profondeur philosophique n'est que de la poudre aux yeux », affirme-t-il.
Une esthétique qui agace
Le journaliste pointe également du doigt l'esthétique du film, qu'il juge kitsch et datée. Les images sous-marines, pourtant saluées à l'époque, lui paraissent aujourd'hui « tape-à-l'œil ». Il regrette que le cinéma français ait érigé ce film en modèle, alors que d'autres œuvres mériteraient davantage de reconnaissance.
Cette aversion n'est pas partagée par tous, loin de là. Le Grand Bleu a fait l'objet de nombreuses analyses et reste un objet de culte pour ses fans. Mais notre chroniqueur assume son opinion, quitte à surprendre. « Je sais que je vais me faire des ennemis, mais je préfère être honnête », conclut-il.
Un débat qui divise
Cet avis tranché relance le débat sur la légitimité des goûts en matière de cinéma. Pourquoi certains films deviennent-ils cultes ? Est-ce la qualité intrinsèque ou le contexte de leur sortie ? Notre journaliste suggère que Le Grand Bleu doit son succès à un moment particulier de l'histoire du cinéma français, où le public cherchait de l'évasion et du rêve.
Quoi qu'il en soit, cet article s'inscrit dans notre série d'été qui propose des regards critiques sur des œuvres populaires. Il invite chacun à réfléchir à ses propres préférences et à ne pas suivre aveuglément les tendances.



