Sous le ciel de Kyoto : deux adolescents frappés par la fougue amoureuse
Sous le ciel de Kyoto : deux ados frappés par la fougue

Le réalisateur japonais Hiroshi Nakamura signe avec Sous le ciel de Kyoto un drame romantique poignant qui suit deux lycéens, Yui et Kaito, dont la rencontre bouleverse leur quotidien dans la cité impériale. Le film a déjà attiré plus de 500 000 spectateurs au Japon depuis sa sortie en mars dernier, selon les chiffres de l'Association japonaise des producteurs de cinéma.

Une histoire d'éveil des sentiments

Yui, 17 ans, est une jeune fille issue d'une famille traditionnelle de marchands de thé, tandis que Kaito, 18 ans, est un garçon rebelle passionné de photographie. Leur amour naissant se heurte aux conventions familiales et à la pression scolaire. « J'ai voulu montrer comment la beauté de Kyoto, avec ses temples et ses cerisiers en fleurs, devient le refuge de ces deux âmes en quête de liberté », explique Nakamura dans une interview accordée à Variety.

Le film alterne entre scènes intimistes et plans larges des paysages emblématiques de la ville : le quartier de Gion, le temple Kinkaku-ji et la forêt de bambous d'Arashiyama. La photographie, signée par le chef opérateur Kenji Tanaka, utilise une palette de couleurs vives qui contraste avec la grisaille du quotidien des adolescents.

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Un succès critique et public

Lors de sa présentation au Festival de Cannes 2025, Sous le ciel de Kyoto a reçu une standing ovation de huit minutes. La critique française salue « une fresque sensible sur la jeunesse et les traditions », tandis que le magazine Cahiers du Cinéma y voit « le meilleur film japonais de l'année ». Avec un score de 92 % sur Rotten Tomatoes, le long-métrage s'impose comme un phénomène.

Le succès ne se limite pas aux salles obscures : la bande originale, composée par Ryuichi Sakamoto (dans l'une de ses dernières œuvres avant sa mort en 2023), s'est vendue à 200 000 exemplaires au Japon. Les thèmes musicaux, mêlant piano et shamisen, accompagnent avec délicatesse les émois des personnages.

Une représentation authentique de la jeunesse japonaise

Nakamura, connu pour ses documentaires sociaux, a travaillé avec des adolescents locaux pour peaufiner les dialogues. « Je voulais saisir leur langage, leurs rires, leurs silences », confie-t-il. Le film aborde aussi des thèmes contemporains comme la pression des examens et l'utilisation des réseaux sociaux, sans jamais tomber dans le cliché.

La scène clé, tournée au sanctuaire Fushimi Inari, montre Yui et Kaito courant sous les milliers de torii rouges, symbole de leur fuite éphémère. Cette séquence a nécessité trois jours de tournage avec 150 figurants, précise le communiqué de presse du studio Toho.

Un rayonnement international

Distribué dans 45 pays, Sous le ciel de Kyoto cumule déjà 35 millions de dollars de recettes mondiales. En France, où il sort le 2 août, les préventes indiquent un démarrage prometteur dans les salles Art et Essai. Le distributeur, Le Pacte, prévoit 300 copies sur tout le territoire.

Le film a également été sélectionné pour représenter le Japon aux Oscars 2026 dans la catégorie du meilleur film international. Une reconnaissance qui récompense le travail d'un cinéaste de 42 ans, dont c'est le cinquième long-métrage.

Sous le ciel de Kyoto est un hymne à la jeunesse et à la résilience, porté par deux jeunes acteurs prometteurs : Aoi Miyazaki (dans le rôle de Yui) et Ryusei Yokohama (dans celui de Kaito). Leur performance naturelle, saluée par la critique, contribue à faire de ce film un incontournable de l'été.

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