L'association AD Augusta organise la neuvième édition du Festival Rag-Nar’Oc, qui se tiendra les 3 et 4 juillet au plan d'eau de Saint-Bauzille-de-Putois. Cet événement rock éclectique attire plus de 1 000 personnes par soirée, mais les organisateurs mettent en avant son ancrage territorial comme élément clé.
Un festival ancré dans le territoire
Raoul Cosse, bénévole, souligne que l'ancrage local est fondamental. L'équipe a noué des partenariats avec des associations sociales et culturelles locales ainsi qu'avec des entreprises. Le festival reverse au Secours Populaire le montant des consignes des eco-cups et mobilise une centaine de bénévoles pour sa réalisation.
Bertrand Vivancos, conseiller régional, qualifie l'équipe de « formidable » : « avec des moyens limités (le budget tourne autour de 70 000 €), ils arrivent à avoir des têtes d'affiche ». Le maire Oscar Alle ajoute que le festival est « social » grâce à un prix d'entrée très accessible et à la gratuité pour les moins de 18 ans. Sébastien Hélen, co-organisateur, précise que le public va « de 14 à 70 ans, de l'ingénieur au chômeur ».
Une programmation éclectique et inclusive
Raoul Cosse explique que la programmation mixe différents niveaux de notoriété, avec une volonté de privilégier des groupes intégrant des musiciennes ou chanteuses, ainsi que des formations interprétant leurs chansons en français. Au programme : des groupes mythiques comme les Shériff de Montpellier ou Tagada Jones de Rennes (« rouleau compresseur sonore »), les décors d'horreur de Banane Metalik, Black Bomb A (« qu'on voulait avoir depuis longtemps »), et des groupes locaux de rock'n'roll, rock'trad ou punk venant du Gard, de l'Hérault et même de Saint-Bauzille, dont les Tardigrades, le groupe de l'équipe d'organisation. « C'est important d'inviter des jeunes musiciens, de promouvoir la nouvelle scène et que les groupes se côtoient », ajoute Cosse.
Ambiance familiale et sécurité
Le maire Oscar Alle rassure : « Il faut que les gens n'aient pas peur de venir, l'ambiance est familiale et au niveau sécurité je sais que ça va bien se passer ». Bertrand Vivancos conclut en fan : « Le festival est essentiel, il n'y en a pas deux comme ça sur le territoire, il y a un vrai public et un potentiel énorme. C'est un festival qui peut grandir par exemple en accueillant des groupes étrangers. Il doit être une référence. »



