La 18e édition du "Week-end du cinéma belge" s'achève ce dimanche au cinéma Quai des lumières à Frontignan, mais la directrice Priscilla Schneider ne compte pas s'arrêter là. Cet événement, créé il y a dix-huit ans après une rencontre avec l'équipe du film "Quand la mer monte" et son actrice principale Yolande Moreau, lui tient particulièrement à cœur.
Une passion précoce pour le grand écran
Priscilla Schneider découvre le cinéma sur le petit écran, fascinée par Marilyn Monroe dans "Certains l'aiment chaud" de Billy Wilder. "J'ai vu ensuite tous les films dans lesquels elle jouait, puis d'autres à la télé, et encore plus avec l'arrivée des magnétoscopes", raconte-t-elle. "Le cinéma fait partie de ma vie, parfois trop selon ma famille", ajoute-t-elle en plaisantant.
Adolescente, elle suit un bac cinéma à Lunel, puis des études de linguistique et de communication à l'université Paul-Valéry à Montpellier. Un stage dans une salle de cinéma à Lunel, où elle coordonne une rencontre entre la réalisatrice Agnès Varda et des scolaires, lui révèle sa vocation. Elle complète sa formation à l'IEP de Grenoble avec un diplôme dédié aux métiers de la culture, puis débute au cinéma Diagonal de Montpellier avant de devenir, à la trentaine, directrice du CinéMistral à Frontignan.
Un succès fulgurant au CinéMistral
Sous sa direction, le CinéMistral, logé dans une maison de maître avec jardin, passe de 14 000 spectateurs par an à plus de 50 000, se hissant parmi les cinq cinémas mono-salle les plus fréquentés de France. "On a formé un public de passionnés. Je retrouve aujourd'hui au Quai des lumières des jeunes de 25 à 30 ans, qui venaient enfants avec l'école au CinéMistral", souligne-t-elle.
Deux rendez-vous phares rythment la vie du cinéma : le "Week-end du cinéma belge" et "100 % femmes je vous aime".
Un nouveau chapitre au Quai des lumières
Inauguré le 19 décembre 2025, le cinéma Quai des lumières marque une nouvelle étape. Installé dans les anciens chais Botta après quatorze ans de gestation, ce pôle culturel abrite quatre salles de cinéma sous gestion entièrement privée. Priscilla Schneider s'est associée avec trois autres exploitants de salles (Sète, Agde, Leucate et Canet) dans un secteur fragile. "Moi, j'y crois car, au CinéMistral, on a créé un vivier de spectateurs. Puis, nous avons eu la chance d'ouvrir en 2026, dans un contexte de reprise de la fréquentation", explique-t-elle.
Avec déjà 80 000 entrées depuis l'ouverture, la directrice a des raisons d'être optimiste et mille idées pour la suite.



