Bad Bunny enflamme Paris : un show total à la Plenitude Arena
Bad Bunny enflamme Paris : show total à la Plenitude Arena

Pendant plus de deux heures et demie, un air de Porto Rico a soufflé sur Paris. Après avoir enflammé le stade Vélodrome de Marseille quelques jours plus tôt, Bad Bunny a donné, samedi soir, le premier de ses deux concerts parisiens dans une Plenitude Arena récemment rebaptisée, à guichets fermés. Des premiers accords de son titre La Mudanza jusqu’au final sur EoO, la superstar portoricaine a offert un spectacle total, où tout le public a repris en chœur les paroles de Baile Inolvidable, Dakiti ou encore DtMF. 20 Minutes était présent. Voici ce qu’il fallait retenir.

Paris-Porto Rico sans prendre l’avion

Avant même l’arrivée de Bad Bunny, la soirée donne le ton. Le groupe portoricain Chuwi a assuré la première partie. À 20 heures pile, l’écran géant projette une vidéo d’introduction pour « appeler » le chanteur sur scène, qui apparaît du dessus de la scène pour interpréter le premier titre, La Mudanza.

Le concert est pensé comme une véritable immersion dans l’univers de son album Debí Tirar Más Fotos. Deux scènes se répondent tout au long de la soirée : une scène principale et, au centre de la salle, la désormais célèbre « Casita », réplique d’une maison traditionnelle de Humacao, ville portoricaine où a grandi une partie de la famille de l’artiste. Le chanteur commence sur la grande scène, fait une seconde partie du concert à la Casita, avant de terminer sur la scène du début. Les trente morceaux de la setlist s’enchaînent sans temps mort. Des classiques comme Callaíta, Yo Perreo Sola ou Dakiti côtoient les titres de son dernier album. Pour cette première date parisienne, Bad Bunny glisse également Vou 787. Petit clin d’œil à la France lorsqu’un guitariste coiffé d’un traditionnel pava interprète quelques mesures de La Vie en rose et L’Hymne à l’amour, repris en chœur par le public.

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Mais où étaient les invités ?

Alors que beaucoup espéraient voir surgir J Balvin ou Rauw Alejandro, régulièrement évoqués sur les réseaux, Bad Bunny a assuré seul l’intégralité du spectacle. Même constat dans la « Casita », où aucune célébrité n’a été aperçue, contrairement à la date marseillaise qui avait notamment accueilli Simon Porte Jacquemus ou le rappeur Kalash. Ce dimanche sera-t-il plus riche en invités ?

Un public conquis

Impossible de manquer les centaines de drapeaux portoricains qui flottent dans la salle. À plusieurs reprises, Bad Bunny prend le temps de remercier les spectateurs. « Profitez du moment présent », répète-t-il avant d’inviter le public à « se faire des câlins ».

Brad Onema, créateur de contenu, est ressorti conquis : « C’est l’un de mes plus beaux concerts en matière de jeux de lumière. C’est un showman, mais aussi tous ses musiciens et les artistes qui l’accompagnent. Même le public a vraiment joué le jeu. Il y avait une ferveur incroyable ». Son moment préféré reste la séquence dans la Casita. « Avec les jeux de lumière, les drapeaux portoricains partout dans la salle et toute l’esthétique du spectacle, on avait vraiment l’impression d’être à Porto Rico. »

Pour Manon Urpi, 28 ans, venue spécialement de Nice après avoir déjà assisté au concert de Marseille, aucune vidéo ne peut retranscrire ce qu’elle a vécu. « Ça n’a rien à voir avec ce qu’on voit sur les réseaux. Il faut le vivre pour comprendre. C’est la première fois que je fais un concert sans toucher à mon téléphone. J’étais juste en train de le vivre ». Fan du chanteur depuis près de dix ans, elle salue particulièrement la scénographie : « Ça fait vraiment deux parties de concert. C’est différent de tout ce que j’ai vu. Franchement, ce n’était même plus un concert, c’était une immense boîte de nuit ». Sa note ? « 1.000 sur 10. »

Première grande soirée pour la Plenitude Arena

Ce concert marque également un tournant pour la salle de Nanterre. Depuis le 1er juillet, Paris La Défense Arena, plus grande salle indoor d’Europe, est officiellement devenue la Plenitude Arena, après la signature d’un partenariat de naming d’un minimum de sept ans avec le groupe énergétique Plenitude.

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La salle entend profiter de cette nouvelle identité pour accélérer sa transition énergétique et renforcer son rayonnement international, avec près de 100 événements attendus pour la saison 2026-2027. Ce dimanche soir, les derniers chanceux à avoir décroché un billet assisteront à l’ultime concert français de Bad Bunny.