Le premier long métrage de Brandt Andersen, « Le Passage », sort en salles le 8 juillet 2026. Ce drame américain de 1h43, avec Yasmine Al Massri et Omar Sy, adapte le court métrage « Refugee » (2020) du même réalisateur, connu pour avoir produit « Silence » de Martin Scorsese. Le film se déroule des couloirs d’un hôpital syrien au bastingage d’un bateau ballotté par les eaux grecques, offrant une odyssée au long cours, tragique et réaliste.
Un récit kaléidoscopique en cinq actes
Le film est structuré comme un récit sériel découpé en cinq actes, où chaque partie est la suite de la précédente mais permet de changer de personnage et de décor. On suit ainsi un médecin, un soldat, un passeur, des gardes-côtes grecs, et d’autres figures liées à l’exil. Cette écriture kaléidoscopique, selon le réalisateur, déjoue toute forme manipulatrice de manichéisme. Chaque « histoire » s’interrompt sur une image manquante qui cristallise hors-champ l’horreur invisibilisée de ces tragédies anonymes.
Un premier film homérien
Xavier Leherpeur, critique, qualifie ce premier film d’« homérien » et affirme qu’il « ne peut laisser impassible ». Le film force le spectateur à appréhender le destin des victimes et lève le voile sur la vérité ambiguë des complices de ce nouveau trafic humain. La note attribuée est de trois étoiles sur cinq.
Un engagement fort
« Le Passage » s’inscrit dans une démarche de sensibilisation à la crise migratoire, en montrant la complexité des rôles et la souffrance des exilés. Le film a été présenté dans plusieurs festivals avant sa sortie nationale.



