Jury prestigieux départage 38 courts-métrages au festival de Vebron
Jury prestigieux départage 38 courts-métrages à Vebron

Depuis le 21 juillet 2026, le village de Vebron, en Lozère, accueille la 39ᵉ édition du Festival international du film. Cinq membres prestigieux du jury, réunis dans le temple protestant transformé en salle de projection, ont la lourde tâche de départager les 38 courts-métrages en compétition. Loin des strass et des paillettes de Cannes, le festival mise sur l'authenticité et la convivialité.

Un jury de renom

Le jury est présidé par David Ayala, comédien, scénariste et réalisateur. Il est entouré d'Élisabeth Commelin, connue pour son rôle dans Plus belle la vie ; Nicolas Silhol, réalisateur du film Anti-Squat ; Clara Bretheau, révélation du cinéma français grâce au film Les Amandiers ; et Riad Gahmi, comédien et auteur. Tous ont les yeux rivés sur l'écran, carnet de notes en main, scrutant la mise en scène, le scénario, le jeu des acteurs, le rythme et l'émotion de chaque court-métrage.

"Quand on est jury, on est concentré sur le film, on ne laisse rien passer. Même quand on est touché on continue de regarder les détails", explique Élisabeth Commelin. Aucun critère strict n'est imposé pour départager les œuvres. Chacun s'appuie sur son expérience, sa sensibilité et son regard professionnel, à la recherche de ce supplément d'âme qui fera émerger un film au-dessus des autres.

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Des délibérations intenses

Les délibérations peuvent être houleuses. "Parfois les délibérations peuvent donner lieu à des débats houleux. Ce qui est certain, c'est qu'elles rapprochent les membres du jury. Aimer un film en dit beaucoup sur la personnalité des gens", confie Anne Girouard, maîtresse de cérémonie et comédienne. Samedi 25 juillet 2026, le Grand Prix sera décerné.

Anne Girouard aide à la composition du jury depuis plusieurs années. Elle doit composer avec les agendas des artistes et trouver un équilibre entre des personnalités capables de débattre sans perdre l'esprit du festival. "Les membres doivent bien s'entendre mais aussi avoir des sensibilités différentes. La convivialité étant au cœur de ce festival il faut également choisir des comédiens et réalisateurs qui malgré une grande carrière, puissent être authentiques avec le public", poursuit-elle.

Un festival authentique

La convivialité du festival produit quelque chose d'authentique. "C'est une grande colonie de vacances", résume Anne Girouard en riant. Pendant une semaine, bénévoles, festivaliers, réalisateurs, comédiens et habitants vivent au même rythme. Les repas se partagent, les discussions se prolongent après les projections, et les rencontres se multiplient. "Quand vient le moment de se dire au revoir, certains pleurent", confie-t-elle.

Pour Élisabeth Commelin, cette proximité est rendue possible par la passion commune du cinéma et l'engagement des bénévoles qui font vivre le festival depuis près de quarante ans. "C'était quand même improbable de réussir à monter un festival comme celui-ci dans un si petit village. Pourtant, ils l'ont fait. Ils ont la poésie ancrée au cœur."

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