Festival d'Avignon : Jaha Koo, le théâtre coréen à son goût
Jaha Koo : théâtre coréen au Festival d'Avignon

Le Festival d'Avignon 2025 accueille le metteur en scène sud-coréen Jaha Koo, dont les deux spectacles interrogent la société contemporaine à travers un théâtre mêlant humour noir, technologie et musique. Koo, figure montante de la scène internationale, propose une réflexion sur la modernité et ses paradoxes.

Un regard acéré sur la Corée du Sud

Dans sa pièce Lolling and Rolling, Jaha Koo explore les conséquences de la pression sociale et du capitalisme en Corée du Sud. Le spectacle, présenté à la FabricA, utilise des robots et des écrans pour illustrer l'isolement des individus dans une société hyperconnectée. « La technologie est à la fois un outil de libération et d'aliénation », explique Koo dans une interview accordée à Libération. « Je veux montrer comment elle façonne nos vies, souvent sans que nous en ayons conscience. »

Un théâtre interactif et sensoriel

Koo intègre des éléments interactifs où le public peut influencer le déroulement du spectacle via des applications mobiles. Cette approche immersive vise à briser le quatrième mur et à engager les spectateurs dans une réflexion collective. Le second spectacle, Korea Town, plonge dans l'histoire de la diaspora coréenne à travers des témoignages et des projections vidéo. Les deux pièces sont présentées en alternance du 7 au 16 juillet.

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Une reconnaissance internationale

Jaha Koo, âgé de 38 ans, a déjà remporté plusieurs prix, dont le Prix du Jury au Festival de Vienne en 2023. Son travail est salué pour sa capacité à allier innovation technologique et profondeur narrative. « Son théâtre est un miroir de notre époque, à la fois drôle et tragique », déclare Olivier Py, directeur du Festival d'Avignon. Les représentations affichent complet depuis plusieurs semaines, témoignant de l'engouement pour cet artiste.

Un dialogue entre tradition et modernité

Koo puise dans la culture coréenne traditionnelle, notamment le pansori (chant narratif), qu'il revisite avec des éléments contemporains. Cette fusion crée un langage scénique unique, où les sons électroniques côtoient les voix des acteurs. « Je cherche à créer un pont entre le passé et le présent, entre l'Orient et l'Occident », confie-t-il. Le Festival d'Avignon, qui se tient jusqu'au 26 juillet, offre ainsi une plateforme à des artistes qui repensent les frontières du théâtre.

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