Le film A.I. Intelligence artificielle est le fruit d'une collaboration posthume entre Stanley Kubrick et Steven Spielberg. Kubrick, qui avait développé le projet pendant des années, est décédé en 1999 avant de pouvoir le réaliser. Spielberg a alors repris le flambeau et a signé le film, sorti en 2001.
Un projet longuement mûri par Kubrick
Stanley Kubrick avait acquis les droits de la nouvelle Supertoys Last All Summer Long de Brian Aldiss dès les années 1980. Il a travaillé sur le scénario avec plusieurs auteurs, dont Ian Watson, mais n'a jamais réussi à le concrétiser. Fasciné par les possibilités de la robotique et les questions éthiques qu'elle soulève, Kubrick a finalement demandé à Spielberg de réaliser le film à sa place.
Selon le producteur Jan Harlan, Kubrick avait « préparé le terrain » pour Spielberg, en définissant les thèmes centraux et l'ambiance générale. Le projet est resté en développement pendant plus d'une décennie, avec des avancées et des abandons successifs. Kubrick a même envisagé de le réaliser lui-même, mais il a finalement estimé que le sujet convenait mieux à la sensibilité de Spielberg.
Le passage de témoin après la mort de Kubrick
Après le décès de Kubrick en mars 1999, Spielberg a décidé de rendre hommage à son ami en réalisant le film. Il a écrit le scénario en s'appuyant sur les notes et les ébauches laissées par Kubrick. Le tournage a commencé en 2000, avec Haley Joel Osment dans le rôle de David, un robot enfant capable d'aimer.
Le film, qui a coûté environ 100 millions de dollars, a été salué par la critique pour sa profondeur émotionnelle et ses questions philosophiques. Il a également été un succès commercial, rapportant plus de 235 millions de dollars dans le monde. Le long métrage a été nominé pour deux Oscars, notamment pour les effets visuels.
Un film qui interroge l'humanité
A.I. raconte l'histoire de David, un androïde programmé pour aimer, qui cherche à devenir un vrai petit garçon pour être aimé en retour par sa mère adoptive. Le film explore des thèmes universels comme l'identité, la solitude et la quête d'acceptation. Il mêle des éléments de conte de fées à une réflexion sur les limites de la technologie.
Pour Spielberg, ce film était un moyen de rendre hommage à Kubrick tout en y apportant sa propre vision. Il a déclaré : « Stanley m'a confié ce projet avec une grande générosité, et j'ai voulu le réaliser avec le même esprit. » Le réalisateur a également intégré des références à l'œuvre de Kubrick, comme des clins d'œil à 2001 : L'Odyssée de l'espace.
Le film a laissé une empreinte durable dans la science-fiction, influençant de nombreuses œuvres ultérieures. Il a été réédité en version longue en 2007, avec des scènes supplémentaires. Aujourd'hui, il est considéré comme un classique du genre, qui continue de questionner notre rapport à l'intelligence artificielle.



