Le réalisateur français Denis Dercourt signe avec "Hanami" une œuvre hybride qui mêle fiction et documentaire pour explorer la tradition japonaise de contemplation des cerisiers en fleurs. Le film, sorti en salles le 7 juillet 2024, suit le parcours de Claire, une ethnobotaniste française interprétée par Isabelle Carré, qui se rend au Japon pour étudier le phénomène du hanami. Selon Dercourt, le projet est né d'une fascination pour cette pratique séculaire qui allie esthétique et philosophie.
Une immersion dans la culture japonaise
Le tournage s'est déroulé sur plusieurs saisons au Japon, capturant la floraison éphémère des sakura. Dercourt a collaboré avec des spécialistes locaux pour assurer l'authenticité des rituels représentés. Le film inclut des séquences documentaires sur les jardins japonais et des entretiens avec des jardiniers et des poètes. Isabelle Carré a suivi une formation intensive sur les plantes médicinales pour incarner son personnage.
Un pont entre disciplines
"Hanami" aborde des thèmes comme la biodiversité et le temps qui passe. La bande originale, composée par le musicien japonais Ryuichi Sakamoto, mêle instruments traditionnels et électroniques. Le film a été présenté en avant-première au Festival de Cannes 2024, où il a reçu un accueil mitigé de la critique. Certains ont salué son audace formelle, tandis que d'autres ont regretté un manque de cohésion narrative.
Réception et impact
En première semaine d'exploitation, "Hanami" a attiré 120 000 spectateurs en France, un score modeste pour un film d'auteur. Le long-métrage a néanmoins suscité un intérêt pour la culture japonaise, avec une augmentation de 15 % des recherches sur les voyages au Japon selon une étude de l'Office du tourisme japonais. Dercourt espère que le film incitera le public à réfléchir à notre rapport à la nature.



