Le documentaire « Enfants de Palestine. Deux histoires de Cisjordanie », réalisé par Mohamed Mesbah et Shayma’ Awawdeh, sort en salles le 8 juillet 2026. Ce diptyque de deux moyens-métrages (58 minutes au total) témoigne du sort des enfants de la bande de Gaza et du démantèlement progressif d’un pays. La critique de Xavier Leherpeur lui attribue trois étoiles sur cinq.
Un jeu vidéo pour sensibiliser les jeunes Occidentaux
Dans le premier volet, Mohamed Mesbah suit Rasheed, un créateur de jeu vidéo. Ce dernier a développé un jeu inspiré de la tragédie palestinienne, avec pour objectif de sensibiliser les jeunes Occidentaux à la réalité vécue par les enfants de Gaza. Cependant, les réactions des testeurs, souvent distantes et dépourvues d'empathie réelle, montrent que le chemin est encore long. « Au vu de leurs réactions distantes et dénuées de réelle empathie, il y a encore du boulot », observe le critique.
Des archives familiales pour raviver la mémoire
Le second moyen-métrage, signé Shayma’ Awawdeh, adopte une approche plus intime. La cinéaste juxtapose des images d’archives en s’inspirant de ses propres souvenirs d’enfance au début des années 2000. Elle montre les conditions de vie atroces sous l’occupation, les humiliations infligées par les colons, mais aussi l’insouciance persistante de l’enfance. Ce contraste saisissant sert à dénoncer une tragédie que le monde tend à oublier.
Deux points de vue complémentaires
L’ensemble du documentaire croise ainsi deux regards : l’un tourné vers la technologie et la pédagogie, l’autre ancré dans l’archive et la mémoire personnelle. Ensemble, ils offrent une vision nuancée mais implacable de la situation des enfants palestiniens. « Deux points de vue pour dénoncer une tragédie enfouie », résume Xavier Leherpeur.
Un film nécessaire mais imparfait
Si la critique salue l’intention et la sincérité du projet, elle note aussi certaines limites, notamment dans l’efficacité du premier volet. La distance émotionnelle des jeunes joueurs interroge sur l’impact réel du jeu vidéo comme outil de sensibilisation. Le second volet, plus personnel, touche davantage par sa charge émotionnelle. Au total, « Enfants de Palestine. Deux histoires de Cisjordanie » reste un documentaire à voir pour comprendre une réalité trop souvent ignorée.



