Le 24 juin sort en salles « Blue Heron », un drame réalisé par Sophy Romvari, avec Eylul Guven, Amy Zimmer et Iringó Retí. Ce long-métrage canado-hongrois de 1h30 raconte l'histoire d'une famille nombreuse qui emménage un été dans les années 1990 sur l'île de Vancouver, écrin de verdure et de sérénité. Le grand frère, Jeremy, 17 ans, interprété par Edik Beddoes, trouble l'atmosphère : mythomane, violent, voleur, foncièrement insondable.
Un adolescent « psychiquement indéfinissable »
Les médecins le décrivent comme « psychiquement indéfinissable », inapte à trouver sa place dans le foyer selon les services sociaux, laissant ses parents médusés. Le film ambitionne, par un entrelacs de flash-back, de reconstituer le souvenir de ce « petit bloc d'étrangeté » comme on tente de se souvenir d'un rêve, mêlant images brutes, tâtonnements et incantations.
L'influence de « Tree of Life »
« Blue Heron » évoque l'esprit du « Tree of Life » de Terrence Malick, sans les digressions métaphysiques ni l'ampleur vertigineuse, mais avec ce même désir de rendre vie et matière à un être désagrégé par l'oubli. La critique de Guillaume Loison souligne cette parenté stylistique, attribuant au film une note de trois étoiles sur cinq.
Une réalisation sensible
Sophy Romvari, réalisatrice canadienne, livre ici une œuvre intime qui explore les failles d'une famille confrontée à l'indicible. Le récit fragmenté, porté par une photographie soignée, cherche à capter l'essence d'un adolescent rebelle dont la complexité échappe à toute définition.



