Un parcours exemplaire
Adrian Payan, jeune habitant de Saint-Sauveur-de-Cruzières, s'est distingué par son sérieux et sa détermination. Après avoir obtenu un bac technologique au lycée Lasalle d'Alès, il effectue un stage d'une semaine dans l'entreprise de maçonnerie M2 de Pascal Grégory, située à Rivières, à une dizaine de kilomètres de son domicile. Ce stage est un véritable déclic : Adrian trouve sa vocation et souhaite devenir maçon.
Une formation prometteuse
Bien conseillé, il s'inscrit au CFA de Méjannes-lès-Alès pour préparer un CAP en deux ans. Ses compétences sont rapidement remarquées par l'établissement, qui le détecte comme un élève très prometteur. On lui propose alors de participer au concours du Meilleur apprenti de France, une opportunité qu'il saisit avec enthousiasme.
Un chef-d'œuvre exigeant
Le concours exige la réalisation d'une bow-window, accompagnée d'un dossier technique de trente-deux pages détaillant chaque étape de la construction. Adrian Payan a consacré 200 heures de travail à son œuvre, cherchant la perfection dans les moindres détails. Trois juges, dont le président du Meilleur ouvrier de France, ont évalué sa réalisation sur place.
Une double médaille d'or
Le 19 mai dernier, au CFA de Méjannes-lès-Alès, Adrian Payan a été récompensé pour son travail. Il a reçu la médaille d'or départementale du Meilleur apprenti du Gard, ainsi que la médaille d'or régionale du Meilleur apprenti de la région Occitanie. Une fierté pour ce jeune Ardéchois qui travaille dans le Gard.
Direction la finale nationale
Le 27 juin prochain, Adrian Payan et son patron, Pascal Grégory, se rendront à Arras, dans le Nord, pour la finale nationale. Ils transporteront avec précaution l'œuvre, lourde et fragile, afin qu'elle reste stable. Là-bas, Adrian retrouvera les médaillés de toutes les régions de France, sous les projecteurs des médias. Il représentera le Gard et l'Occitanie, avec l'espoir de décrocher la médaille de France du Meilleur apprenti.
Le jeune homme pense avec gratitude au CFA qui a cru en lui, à Dominique Rodot, charpentier, à Guillaume Ranc, tailleur de pierre, et surtout à son patron, qui l'a soutenu et motivé tout au long de ce parcours exigeant.



