L'écrivain britannique David Peace, connu pour ses romans noirs et son écriture incisive, a accordé un entretien choc au journal Libération. Dans cet échange, il n'a pas mâché ses mots concernant les symboles nationaux, en particulier les hymnes. « N'importe quel hymne national me met en rage », a-t-il déclaré, avant d'ajouter un retentissant « Fuck les États-nations ».
Une critique radicale des États-nations
Pour David Peace, les hymnes nationaux ne sont pas de simples mélodies patriotiques. Il les considère comme des instruments de division et de domination. Selon lui, ils véhiculent une idéologie nationaliste qui exacerbe les conflits et justifie les violences d'État. « Ces chants sont conçus pour souder un peuple contre un autre, pour glorifier des guerres et des conquêtes », a-t-il expliqué.
L'auteur de GB84 et de la trilogie Red Riding a également critiqué le concept même d'État-nation, qu'il juge obsolète et dangereux. « Les frontières sont des cicatrices sur le visage de l'humanité. Elles créent des inégalités, des exclusions et des souffrances immenses », a-t-il poursuivi.
Un appel à la désobéissance civique
Peace ne s'est pas limité à une critique théorique. Il a appelé à une forme de désobéissance civique, invitant les citoyens à refuser de chanter les hymnes et à contester les symboles nationaux. « Chaque fois que vous entendez un hymne, rappelez-vous qu'il a été composé pour justifier des massacres. Refusez de vous lever, refusez de chanter », a-t-il lancé.
L'écrivain a également évoqué son propre rapport à la nationalité. Bien que britannique, il se dit « apatride de cœur » et milite pour un monde sans frontières. « La seule communauté qui vaille est celle des humains, pas celle des drapeaux », a-t-il conclu.
Cet entretien a suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux, partagé entre soutiens et critiques. Certains saluent son courage, d'autres dénoncent une provocation gratuite. Quoi qu'il en soit, David Peace a une fois de plus démontré sa capacité à bousculer les consensus.



