Anouar Balti, président de courses camarguaises, a annoncé qu'il ne présidera plus aucune course cette saison, malgré sa relaxe par la commission de discipline de la fédération dans l'affaire l'opposant au raseteur Joachim Cadenas. Cette décision fait suite à une altercation survenue le 23 juillet dernier à Beaucaire, lors de la seconde journée de la Palme d'Or.
Une décision mûrement réfléchie
Dans une déclaration à Midi Libre, Anouar Balti explique : « Après une mûre réflexion, j’ai choisi de prendre le temps nécessaire pour me reconstruire. Je reprendrai mes fonctions de président de courses camarguaises à compter de la prochaine saison. » Il justifie ce retrait par « une période particulièrement éprouvante pour moi », ajoutant : « Au-delà de l’affaire elle-même, cette épreuve a eu de lourdes conséquences sur le plan psychologique, affectant profondément ma vie personnelle, ma famille, mes proches et de nombreux amis. »
Une relaxe totale mais des séquelles
Le président insiste sur le fait qu'il a été « totalement relaxé » par la commission de discipline. Il exprime sa gratitude : « J’exprime ma profonde gratitude envers les instances disciplinaires pour avoir examiné cette affaire avec impartialité. La décision rendue permet aujourd’hui de rétablir la vérité, de laver mon honneur et de reconnaître pleinement ma probité. »
Cependant, il dénonce vivement « les menaces de mort, les intimidations et les pressions dont j’ai été victime tout au long de cette affaire. Aucun différend sportif ne peut justifier de tels agissements, qui portent atteinte aux valeurs fondamentales de respect et de fraternité qui doivent animer la course camarguaise et l’ensemble du monde sportif dans sa totalité. »
Un appel à l'apaisement
Anouar Balti estime que le temps est venu de « tourner cette page ». Il lance un appel : « Plus que jamais, j’appelle à l’apaisement, à la raison et au respect mutuel, dans l’intérêt de toutes les personnes concernées. »
L'affaire est pourtant loin d'être close. Joachim Cadenas, suspendu 45 jours, a fait appel de cette sanction, s'estimant victime d'une « injustice ». Par ailleurs, des plaintes ont été déposées par les deux parties, et des suites judiciaires restent possibles.
Ce retrait marque un épisode supplémentaire dans une affaire qui a secoué le monde de la course camarguaise, une tradition profondément ancrée dans la région nîmoise.



