Le cinéaste américain Gregg Araki, figure du cinéma underground des années 1990, fait une incursion remarquée dans l'art contemporain avec l'exposition « I Want Your Sex », présentée à la galerie Thaddaeus Ropac à Paris. L'œuvre, une installation vidéo de 45 minutes, met en scène un duo d'acteurs dans une performance intime et provocatrice, explorant les frontières du désir et de la représentation.
Une œuvre immersive et provocatrice
L'installation, qui a ouvert ses portes le 25 juillet 2026, se compose d'une projection grand écran entourée de miroirs et de lumières tamisées, plongeant le spectateur dans une atmosphère à la fois onirique et dérangeante. Les deux acteurs, dont les noms n'ont pas été divulgués, évoluent dans un espace abstrait, leurs corps entrelacés dans une chorégraphie sensuelle. Selon le communiqué de la galerie, l'œuvre interroge « la consumation du désir à l'ère numérique ».
Un retour aux sources pour Araki
Gregg Araki, connu pour des films comme The Doom Generation et Mysterious Skin, a toujours exploré des thèmes sexuels et transgressifs. Dans un entretien accordé au Monde, il déclare : « L'art contemporain m'offre une liberté totale. Je n'ai pas à me soucier des contraintes narratives du cinéma. » L'exposition a attiré plus de 3 000 visiteurs en deux semaines, selon les organisateurs, un succès qui dépasse les attentes.
Impact et critiques
Les critiques saluent l'audace de l'œuvre, mais certains la jugent trop provocatrice. Philippe Dagen, critique d'art, écrit : « Araki transpose son univers cinématographique dans la galerie avec une efficacité troublante, mais la frontière entre art et pornographie reste floue. » L'exposition se poursuit jusqu'au 30 septembre 2026, avec des performances live prévues les week-ends.



