Un documentaire étudiant plonge dans l'univers artistique de Marijah Bac Cam
Installée à Arpaillargues-et-Aureillac dans le Gard, Marijah Bac Cam est une artiste polyvalente qui fusionne peinture, dessin et photographie dans ses créations. Connue pour ses œuvres grand format, elle trouve dans le temple du village, situé à proximité de son atelier, l'espace idéal pour peindre sur de vastes toiles posées directement au sol. Ce lieu singulier a récemment servi de décor à un tournage captivant.
Un projet pédagogique ambitieux mené par Vincent Marie
Vincent Marie, agrégé d'histoire, chercheur, cinéaste et enseignant en cinéma et sémiologie de l'image, a proposé à ses étudiants en BTS métiers de l'audiovisuel au Lycée Champollion de Lattes de réaliser un documentaire pour leur projet de fin d'études. Ce film, intitulé On a besoin d'un fantôme, vise à dresser un portrait approfondi de Marijah Bac Cam. Vincent Marie explique : "Je cherche à comprendre comment sa culture, son histoire et sa mémoire irriguent son travail artistique." Cette démarche est d'autant plus pertinente que leurs histoires personnelles présentent des similitudes, avec Marijah originaire du Laos et le grand-père de Vincent ayant vécu en Indochine pendant la guerre, un sujet sur lequel il travaille actuellement pour un long métrage documentaire.
Un week-end de tournage intensif au cœur de la création
Pendant deux jours, les étudiants se sont immergés dans le processus créatif de Marijah, notamment lors de la réalisation d'une grande fresque intitulée Flower power en l'honneur du printemps. Alternant entre l'atelier de l'artiste et le temple, ils ont manié micros et caméras pour capturer des prises de vues et des interviews. Le documentaire offre un décryptage minutieux de sa peinture gestuelle, caractérisée par des traces, des points, des fines courbes, de l'encre noire et des taches colorées, où chaque mouvement de la main reflète les méandres de sa sensibilité et de ses intuitions.
Une scène imprévue et une diffusion attendue avec impatience
Le dimanche, en fin de séance, une visite guidée du village a amené des visiteurs étonnés dans le temple, créant une scène de fin de film presque magique alors qu'ils observaient, à pas feutrés, l'œuvre en cours de Marijah. Maintenant, il ne reste plus qu'à attendre avec impatience la diffusion de ce documentaire, qui promet de révéler les coulisses de l'art et les inspirations profondes d'une artiste locale.



