Ce lundi 1er juin à 11 h 30 a eu lieu la pose de la première pierre du pôle culturel de La Grande-Motte. Le maire, Stephan Rossignol, entouré d’Isabelle Bergé, première adjointe, de Joëlle Jenin-Vignaud, adjointe à la culture, de Pierre-Martin Chazot, maire de Mauguio et récemment élu président de l’Or Aménagement, et de l’architecte du cabinet NAS en charge du projet, a officiellement lancé le départ de ce chantier.
Un héritage viticole réhabilité
Le domaine de Haute Plage possède une histoire ancienne, bien antérieure aux débuts de la ville balladurienne. Autrefois domaine viticole avec son immense cave, il est l’un des seuls, avec la petite chapelle située dans la zone des campings, à faire partie de l’héritage de la ville. Le domaine a commencé à être réhabilité en 1990, mais seulement sur sa partie nord, où se trouve une salle ouverte aux associations pour leurs manifestations, utilisée pendant les campagnes électorales et abritant deux bureaux de vote lors des élections. La réfection de cette deuxième partie était attendue depuis de longues années par les Grand-Mottois, et les réflexions autour du projet ont permis à l’équipe de Stephan Rossignol d’acter ce pôle culturel.
Des dimensions imposantes
« Avec 134 mètres linéaires, 12 mètres de hauteur sous plafond, une épaisseur moyenne des murs d’enceinte de 50 cm, par ses dimensions, la pierre qui l’enveloppe et sa vocation première, elle affirme l’identité économique, bâtimentaire et paysagère de ce que fut cette côte sableuse et marécageuse, "offerte aux 4 vents", comme l’écrit Jean Balladur à la suite du survol en août 1962 », explique le premier magistrat. Le bâtiment se développera au total sur 3 200 m², avec 1 694 m² de surface créée, répartis sur deux niveaux : au rez-de-chaussée, un grand patio végétalisé et le parking ; à l’étage, la médiathèque et le conservatoire de musique, avec un auditorium et des espaces communs dédiés au personnel, ainsi qu’une salle de pratique collective partagée.
Un défi architectural et écoresponsable
Pour les architectes, le défi est de taille : comment exprimer l’identité de la ville et de son architecte en chef dans un lieu ancien ? Grâce au travail collectif avec les structures qui y seront accueillies, les services de la ville et les desiderata des usagers, le projet se veut écoresponsable, réalisé avec des matières végétales telles que le bois et un îlot de fraîcheur grâce à son patio intérieur.
Livraison prévue en 2027
« En attendant la rentrée 2027 pour la livraison, projet avec un regard plus technique, nous scellerons dans une partie de mur un souvenir symbolique : une charte signée par tous les intervenants a été placée dans un tube cylindrique portant la date de ce 1er juin 2026 et scellée dans un agglo, un indice pour les futurs archéologues… », conclut le maire.



