Vivre sans réseaux sociaux : après 14 ans d'expérience, l'ennui persiste
Vivre sans réseaux sociaux : 14 ans après, l'ennui demeure

Il y a quatorze ans, j'ai pris une décision radicale : quitter définitivement les réseaux sociaux. À l'époque, Facebook, Twitter et les autres plateformes commençaient à peine à envahir notre quotidien. Aujourd'hui, après toutes ces années, je peux affirmer une chose : l'ennui est devenu un compagnon de route fidèle, et je tourne encore les pouces.

Un départ motivé par le besoin de calme

Au début des années 2010, les réseaux sociaux étaient perçus comme des outils de connexion sociale. Pour moi, ils sont rapidement devenus une source de bruit constant. Les notifications incessantes, les débats stériles et la pression de la performance en ligne m'ont poussé à couper les ponts. J'ai supprimé mes comptes un à un, sans regard en arrière.

Les premières années : un vide à combler

Les premiers mois ont été les plus difficiles. Privé de ce flux continu d'informations et d'interactions, j'ai dû réapprendre à occuper mon temps. J'ai expérimenté diverses activités pour combler le vide : lecture, promenades, bricolage. Pourtant, un sentiment d'ennui profond s'est installé, comme si quelque chose manquait à l'équilibre de ma vie quotidienne.

L'ennui, un état permanent

Quatorze ans plus tard, l'ennui n'a pas disparu. Il s'est même transformé en une présence familière. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, vivre sans réseaux sociaux ne signifie pas automatiquement une vie plus riche ou plus épanouie. Je me surprends encore à tourner les pouces, à chercher des distractions futiles, exactement comme avant.

Les tentatives pour y échapper

J'ai essayé de nombreuses stratégies pour échapper à cet ennui. La méditation, le bénévolat et même l'apprentissage de nouvelles langues ont occupé mes journées. Mais ces activités, aussi nobles soient-elles, n'ont pas réussi à remplacer complètement le vide laissé par l'absence des réseaux. Il reste des moments où le temps semble s'étirer indéfiniment.

Les impacts sur la vie sociale

Vivre sans réseaux sociaux a aussi des conséquences sur les relations. Les invitations se font plus rares, car beaucoup d'événements sont organisés via ces plateformes. Les conversations deviennent parfois difficiles, lorsque les références culturelles communes manquent. Pourtant, je ne regrette pas mon choix, car j'ai gagné en tranquillité d'esprit.

Un bilan mitigé

Après toutes ces années, le bilan est contrasté :

  • Avantages : moins de stress, plus de temps pour soi, une attention préservée.
  • Inconvénients : un ennui persistant, un certain isolement social, le sentiment de manquer des moments importants.

Je continue à tourner les pouces, mais avec la conviction que cette vie, bien que parfois ennuyeuse, est plus authentique.