Google conclut un accord avec le Pentagone pour l'IA classifiée
Google signe un accord IA classifié avec le Pentagone

Le département de la Défense américain poursuit la diversification de ses partenaires en intelligence artificielle. Selon plusieurs médias américains, Google a conclu, mardi 28 avril, un accord avec le Pentagone pour étendre l'usage de son modèle génératif Gemini à des opérations classifiées, rejoignant ainsi OpenAI et xAI dans ce domaine stratégique.

Un nouveau partenaire pour le Pentagone

Jusqu'ici, seule la start-up Anthropic était autorisée à intervenir sur ces réseaux sensibles avec son modèle Claude. Mais fin février, l'administration de Donald Trump a mis fin à tous ses contrats avec l'entreprise, après son refus d'accepter certaines conditions d'utilisation. Le Pentagone souhaitait un accès sans restriction, là où Anthropic exigeait des garde-fous contre la surveillance de masse et l'usage d'armes autonomes. Cette rupture a conduit à un contentieux judiciaire, toujours en cours.

OpenAI, xAI et maintenant Google

Dans ce contexte, Google s'inscrit dans une stratégie d'ouverture du ministère de la Défense. « Trop dépendre d'un prestataire n'est jamais une bonne chose », a déclaré Cameron Stanley, responsable de l'IA au Pentagone, à CNBC. D'après Techcrunch, un accord similaire a également été conclu avec xAI, la société fondée par Elon Musk. Ces nouveaux contrats autorisent l'usage de l'IA « dans les limites de la loi », offrant davantage de latitude que celui signé précédemment avec Anthropic.

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Des réserves internes chez Google

Selon The Wall Street Journal, l'accord avec Google inclut néanmoins des dispositions indiquant que l'entreprise ne souhaite pas que ses technologies soient utilisées pour la surveillance de masse domestique ou des armes autonomes, sans garantie claire sur leur caractère contraignant. Cette orientation est contestée en interne : plus de 600 employés ont signé une lettre appelant à renoncer à ce type de collaboration. Un précédent similaire remonte à 2018, lorsque l'entreprise avait abandonné le projet Maven, dédié à l'analyse d'images de drones, sous la pression de ses salariés.

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