Les prédictions de l'IA : nouveaux oracles du XXIe siècle
Les prédictions sont aussi vieilles que l'humanité. Dans l'Antiquité, une foule faisait la queue devant l'oracle de Delphes, qui délivrait les prophéties d'Apollon. À Rome, l'empereur Tibère avait son astrologue de cour, Thrasyllus. Près de deux millénaires plus tard, le président François Mitterrand consultera la reine des horoscopes Elizabeth Teissier.
Dans son ouvrage Prophecy (Swift Press), récemment paru en anglais et salué par The Economist, le New York Times ou le Financial Times, Carissa Veliz, professeure associée de philosophie à l'université d'Oxford, revient sur ce besoin humain de connaître l'avenir. Elle avertit que les prophéties sont bien plus un enjeu de pouvoir et d'argent dans le présent qu'une véritable connaissance du futur.
L'IA remplace les oracles antiques
Selon Veliz, l'intelligence artificielle a remplacé les oracles d'antan. Les gourous de la tech deviennent les nouveaux prophètes, avec des prédictions catastrophistes ou au contraire des lendemains qui chantent. Pour L'Express, elle explique pourquoi il faut toujours se méfier des prédictions et invite à ne pas utiliser les agents conversationnels comme des devins.
Conseils face à l'incertitude
La philosophe donne également de précieux conseils pour faire face à un monde forcément incertain. Elle souligne que la meilleure attitude est de rester critique et de ne pas céder à la tentation de déléguer notre avenir à des algorithmes.



