Feu vert de la France à deux Tesla autonomes après un échange Tabarot-Musk
Feu vert de la France à deux Tesla autonomes après Tabarot-Musk

La France a donné son feu vert, mercredi 2 septembre, au lancement d'une phase d'expérimentation pour deux Tesla équipées du système « Full Self-Driving » (FSD) sur route. Cette décision fait suite à un échange entre le ministre des Transports, Philippe Tabarot, et le patron de Tesla, Elon Musk. Elle marque un revirement de position du gouvernement français, qui s'opposait encore au déploiement de ce dispositif en juillet dernier.

Un revirement après des craintes sécuritaires

Le FSD permet au véhicule de gérer seul la direction, l'accélération et le freinage sans intervention humaine constante. Selon le constructeur, grâce à des caméras extérieures sans angle mort, le dispositif peut gérer la conduite en ville, sur autoroute, effectuer des créneaux et sortir d'une place de parking pendant que le conducteur surveille depuis l'extérieur du véhicule. Ces capacités inquiétaient le gouvernement français, qui, en juillet dernier, refusait encore leur déploiement. « Les contreparties en termes de sécurité ne sont pas encore suffisantes pour une autorisation en l'état », assurait alors Philippe Tabarot dans une vidéo publiée sur la plateforme gouvernementale Agora, dédiée à la participation citoyenne.

Les problématiques soulevées étaient le dépassement potentiel des limitations de vitesse par le système et le risque de diminution de l'attention du conducteur. Face à ces craintes, Tesla s'est défendue en assurant que dans 98 % des cas où le FSD dépasse la limitation légale, le véhicule s'aligne sur la vitesse des autres automobilistes pour imiter la conduite humaine.

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Une stratégie de données pour rassurer

Tesla a utilisé une stratégie forte pour faire évoluer la position française : diffuser des données chiffrées pour rassurer les États européens. Selon le constructeur, le FSD connaît 4,1 fois moins de collisions que la conduite manuelle en Europe. Sur son site, la marque affirme également que les essais menés dans d'autres pays européens, comme les Pays-Bas ou le Danemark, affichent un bilan sans la moindre collision recensée.

Cette opération séduction semble avoir porté ses fruits. « Depuis plusieurs mois, les autorités françaises travaillent étroitement avec Tesla sur les adaptations techniques qui permettront à la France de soutenir son homologation, qui sera décidée au niveau européen dans les prochaines semaines », a annoncé Philippe Tabarot, mercredi 2 septembre, sur son compte X, après son entretien avec Elon Musk.

Un vote européen décisif le 6 octobre 2026

L'État français a donc donné son feu vert, mais le processus n'est pas encore terminé. Un vote européen sur l'homologation du FSD est prévu le 6 octobre 2026. Cette échéance déterminera si le système pourra être déployé plus largement en France et dans l'Union européenne. En attendant, l'expérimentation avec deux Tesla sur route constitue une première étape concrète vers l'adoption de la conduite autonome en France.

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