Jeu vidéo Aphelion : Don't Nod s'associe à l'ESA pour un survival spatial
Aphelion : Don't Nod et l'ESA unis pour un jeu spatial

Attachez vos ceintures, prochaine destination, l'espace. Ce mardi 28 avril sur PC, Xbox Series et PlayStation 5, le studio français Don't Nod dévoile Aphelion, un jeu vidéo de survie suivant deux astronautes après leur crash sur une planète fictive du système solaire.

Un développement de cinq ans

Développé pendant près de cinq ans, Aphelion (du terme anglais désignant le point d'une orbite où un astre est le plus éloigné du soleil) est la dernière production du créateur de Tell me Why (2020) ou plus récemment de Lost Records : Bloom & Rage (2025), nommé dans la catégorie « jeux à impact » aux derniers Game Awards.

« On voulait s'orienter vers quelque chose plus dans l'action », a expliqué à l'AFP Dimitri Weideli, producteur exécutif du jeu, rappelant que le tout premier titre du studio, Remember me (2013), explorait déjà un univers de science-fiction.

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Un scénario inspiré d'Interstellar

Aphelion, sous ses allures d'Interstellar dont le jeu est inspiré, envoie les joueurs en 2062 sur une planète susceptible d'accueillir l'humanité menacée par le réchauffement climatique et la montée des eaux. Dans un environnement recouvert de glace, les deux astronautes doivent fuir la forme de vie qui les pourchasse.

L'ESA a contribué au développement d'Aphelion

Le studio français Don't Nod a fait appel à l'Agence spatiale européenne (ESA) pour appuyer la crédibilité scientifique de son récit de science-fiction. Pour le développement d'Aphelion, l'équipe du jeu a soumis aux ingénieurs et astronautes de l'organisation de nombreuses questions allant de la taille des vaisseaux spatiaux au son que l'on perçoit depuis l'intérieur d'un casque d'une combinaison spatiale.

« Le narratif nous plaisait bien », affirme Nadia Lueders, en charge des partenariats de l'ESA, soulignant que l'histoire du jeu fait écho avec plusieurs missions scientifiques en cours. « Ce que nous apportons, c'est notre expertise », souligne-t-elle, « il n'y a pas de support financier ».

Un partenariat gagnant-gagnant

Cette collaboration est tout de même un moyen pour l'Agence spatiale européenne de se faire connaître d'un public plus large. On retrouve notamment le logo de l'ESA sur les tenues des astronautes du jeu. « Collaborer sur des jeux » va « peut-être amener des jeunes et des adultes à s'orienter vers nos métiers », espère Nadia Lueders, alors que l'agence spatiale s'apprête à recruter plusieurs centaines de nouveaux profils : ingénieurs, scientifiques, juristes, mais aussi les futurs astronautes.

Ces dernières années, l'ESA a déjà collaboré avec d'autres jeux comme le simulateur de vol spatial Kerbal Space Program (2015), recréant certaines de ses missions au sein du titre. Selon l'agence, le jeu vidéo représente l'un de ses principaux axes de communication avec les films et les séries.

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