French Tech Bordeaux : troisième label Capitale, les clés du succès
Troisième label Capitale French Tech pour Bordeaux

La French Tech Bordeaux a obtenu, pour la troisième fois, la plus haute distinction accordée par l’État aux écosystèmes d’innovation. Après 2019 et 2023, le label Capitale French Tech a de nouveau été décerné à l’antenne bordelaise. Maxime Doreau, directeur de Cosmo5 Bordeaux et président de la French Tech Bordeaux, revient sur les raisons de ce succès et les perspectives pour la filière, notamment face à l’essor de l’intelligence artificielle.

Un label obtenu grâce à une santé financière solide

Pour Maxime Doreau, cette troisième obtention est « la concrétisation de beaucoup de travail ». La mission nationale French Tech a révisé les critères d’attribution des labels, mettant cette année l’accent sur la bonne santé financière des entreprises. Bordeaux a su démontrer sa capacité à s’appuyer sur des partenaires publics (Région, Métropole, CCI) mais aussi sur un nombre croissant de partenaires privés, dans un contexte budgétaire complexe.

Une dynamique portée par un écosystème riche

La French Tech Bordeaux se distingue par son nombre d’adhérents : plus de 2 500 entreprises et acteurs, ce qui en fait la première au niveau mondial. Bordeaux bénéficie d’un tissu économique et universitaire dynamique, à seulement deux heures de Paris. De grandes entreprises comme Cdiscount, Betclic, Cultura ou ManoMano ont choisi de s’implanter dans la région et servent de locomotives pour le secteur.

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Les axes stratégiques des prochaines années

Si la transition écologique reste un axe majeur, comme le soulignait Philippe Métayer en 2023, de nouveaux défis émergent. Le développement à l’international est une priorité, avec des collaborations avec d’autres French Tech dans le monde, une présence sur des salons, et la recherche de financements et de partenariats. Mais le bouleversement le plus important est sans doute l’intelligence artificielle, qui rebat complètement les cartes.

L’intelligence artificielle : un double enjeu

L’émergence rapide de l’IA impose un double accompagnement : d’une part, soutenir les entreprises de « deep tech » qui développent des outils d’IA, et d’autre part, aider toutes les entreprises qui utilisent l’IA au quotidien pour gagner en efficacité. « Ça bouscule tout en très peu de temps », constate Maxime Doreau. Il est essentiel d’aider la communauté à comprendre ces outils, à la fois formidables et dangereux.

Bordeaux accueillera prochainement, via le projet BXIA, un important data center et des supercalculateurs, avec l’ambition de devenir la capitale européenne de l’IA. L’enjeu est de permettre aux entreprises, écoles d’ingénieurs et universités de profiter de cette puissance de calcul.

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