Victor Langellotti, unique coureur monégasque au départ du Tour d'Espagne, s'élancera samedi depuis Monaco, sa ville natale. À 31 ans, le grimpeur de l'équipe XDS-Astana considère cette course comme « l'objectif de l'année, même d'une carrière ». Il se dit en forme et déterminé après une préparation spécifique en altitude.
Une préparation ciblée pour être au top
Après une coupure de deux mois et demi sans course, Langellotti a repris au Tour de Pologne, où il a terminé 58e. « Je me sens en forme », a-t-il déclaré. « Il était nécessaire de courir avant la Vuelta, de reprendre après 2 mois et demi sans course. Au début, je manquais de rythme, je n'étais pas au top, ce n'était pas comme l'an passé (1 victoire d'étape, 5e du général), mais j'ai senti une montée en puissance tout au long de la semaine. »
Son programme a inclus un stage d'altitude de trois semaines à Isola 2000 avant le Tour de Pologne, puis un retour la semaine dernière. Il a enchaîné les cols comme la Lombarde, la Bonette, la Couillole, la Colmiane et la Fauniera en Italie, souvent seul ou avec son nouveau coéquipier Clément Champoussin.
Un chrono technique dans les rues de Monaco
Le chrono initial dans les rues de Monaco est « un chrono pour spécialistes », selon Langellotti. « Il est technique, mais il faut surtout un très gros physique, car il est relativement plat et il sera très rapide. Il sera spectaculaire, mais je ne pense pas qu'il y ait de gros écarts. Ça va se jouer sur le moindre petit écart technique, il faudra être précis dans les virages, les trajectoires. »
Bien qu'il connaisse le parcours, il souligne que « le parcours est majoritairement à contresens de la circulation donc je n'ai pas pu le faire à pleine vitesse. Ça ne sera que le Jour J, lors de la reconnaissance. Alors, être Monégasque ou résident, ça ne sera pas une grande aide. »
Un maillot de champion national symbolique
Langellotti portera le maillot de champion national de Monaco, une première dans l'histoire du cyclisme monégasque. « C'était la première fois qu'il y avait un championnat national à Monaco. Comme je suis le seul coureur professionnel, c'est la Fédération espagnole qui nous a accueillis sur le chrono et la course en ligne. Mais c'était un objectif d'être au départ de la Vuelta avec ce maillot, c'est symbolique. »
Il espère que cela inspirera la prochaine génération : « Dans le futur, j'espère qu'il y aura d'autres Monégasques, peut-être inspirés par cette Vuelta. J'espère que le championnat national monégasque sera autre chose qu'une curiosité ou une moquerie, mais un championnat normal, relevé. »
Rappelant le départ du Tour de France 2009 à Monaco, qui l'avait inspiré, il déclare : « En me voyant au départ, j'espère que des jeunes vont se dire que c'est possible de passer pro même en étant de Monaco ou de la Côte d'Azur. »
Des étapes ciblées pour l'échappée
Langellotti a identifié des étapes clés : la moyenne montagne à Font Romeu (3e étape), l'arrivée en Andorre (4e étape), un final en gravel (6e étape) et la fin de Vuelta à Grenade. « Les favoris vont vouloir directement taper du poing sur la table, il peut y avoir de gros écarts, donc l'échappée peut aller au bout, si ça se regarde pour le lendemain. » Il conclut avec humour : « Mais ça dépendra de l'état de fatigue et de Pogacar (rires). »



